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Des chauffeurs de taxi promettent de frapper fort contre Uber

Marc Turgeon, chauffeur.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Racine Marc Turgeon, chauffeur.

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Désespérés devant la concurrence illégale de UberX, des chauffeurs de taxi de Québec ont promis dans les prochains jours des moyens de pression qui bousculeront les plans des politiciens et dérangeront la population.

«On risque de voir de la violence parce qu'il y a des chauffeurs qui sont vraiment désespérés», a murmuré un chauffeur.

Plusieurs dizaines de chauffeurs de taxi se sont réunis à huis clos afin de discuter des moyens de pression à venir contre le service UberX.

«Si on a d'affaire à bloquer les ponts, on va les bloquer les ponts!», a ajouté un autre chauffeur en colère.

«Je vais brûler mon taxi parce que je suis mort. On joue avec mon gagne-pain. Je fais 15 heures par jour pour faire rouler l'économie de Québec», a aussi crié l'un d'eux.

PRESSION FOUDROYANTE

«On va perturber l'agenda ministériel. S'il n'y a pas de pression efficace et foudroyante sur le gouvernement, il ne va pas agir. On est déjà en état de faillite. Je ne vois pas pourquoi on aurait peur», a expliqué plus calmement le président du Regroupement des propriétaires de taxi de la capitale (RPTC), Hamid Nadji.

«Je souhaite qu'il n'arrive pas un accident à un utilisateur d'Uber parce que le jour où ça se produit, aucune assurance ne va les prendre en charge», a précisé M. Nadji.

Pendant la rencontre, des chauffeurs d'Uber se sont permis de circuler à bord de leur véhicule dans le secteur du Centre Horizon, sur la 4e Rue.

«À tous ceux qui utilisent Uber, vous êtes dans l'illégalité autant que Uber peut l'être. Ça fait 30 ans que je fais du taxi et je vois ma retraite partir en fumée», a terminé Marc Turgeon.

Actuellement, le service UberX est toujours jugé illégal par le ministre des Transports et les saisies de véhicules se poursuivent.

«Nous serions heureux de dialoguer avec l'industrie du taxi pour déterminer une solution viable mettant les intérêts des consommateurs en premier», a répliqué en fin de soirée Jean-Christophe de Le Rue, porte-parole d'Uber.