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FailCamp: un rassemblement pour célébrer l’échec à Québec

...Parce que tout le monde échoue un jour ou l'autre

À la suite de sa défaite à la mairie de Montréal, Mélanie Joly était conférencière au FailCamp de Montréal l'an dernier.
Photo: Facebook FailCamp À la suite de sa défaite à la mairie de Montréal, Mélanie Joly était conférencière au FailCamp de Montréal l'an dernier.

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Échouer est souvent un préalable au succès. Sans tomber ni s’égratigner, qui aurait appris à rouler en vélo sans les petites roues? L’échec est une étape vers la réussite. Voilà la mission du FailCamp; célébrer l’échec.

Vu le succès des deux premières éditions à Montréal, l’événement s’exporte pour la première fois à Québec et aura lieu au District Saint-Joseph vendredi.

«Au départ, on voulait que ce soit un petit événement entre nous. C’était gratuit, on avait 80 places dans un petit local à Montréal et étrangement tous les médias ont commencé à parler de l’événement ce qui a fait en sorte qu’on a reçu 500 inscriptions!», explique le fondateur du FailCamp Francis Gosselin.

«On était un peu dans la merde...On est carrément allé acheter des palettes de chaises chez Ikea pour meubler l’espace», raconte-t-il encore surpris de l’engouement entourant son événement.

«On s’intéresse à l’échec parce qu’on s’intéresse au succès.»

Le FailCamp est en fait une journée de conférence et d’ateliers où se succèdent au micro des personnalités issues de divers domaines.

La mission des conférenciers est de partager des expériences où ils ont échoué.

«On présente des cas, des expériences où ces gens ont vécu des difficultés. Certains ont fait faillite. D’autres se sont fait frauder. Il y a aussi des sportifs qui n’ont pas gagné, des politiciens qui ont perdu leurs élections», explique l’entrepreneur.

Le but du FailCamp est d’encourager la prise de risque, de valoriser les gens qui essaient.

Dur de parler d’échec au Québec?

«On trouvait qu’au Québec, en général, il y avait quand même une certaine difficulté à parler d’échec. On veut dédramatiser le tout. Pour nous, la mission du FailCamp c’est vraiment de parler de l’échec et pour moi, l’humilité d’en parler se travaille collectivement et socialement», indique Francis Gosselin.

En mettant l’accent sur leurs expériences d’apprentissages, les conférenciers partageront certains de leurs échecs et les leçons qu’ils ont tirées.

«On fait vraiment un effort important pour présenter une diversité de présentations et d’ateliers tout au long de la journée. Notre objectif va au-delà de l’entrepreneuriat. On vise aussi les domaines sportifs, artistiques et politiques. Même les échecs personnels nous intéressent.»

Ainsi, sans honte gêne ni tabou se succéderont, à compter de 14h, les conférenciers Dominic Gagnon, Anne Marcotte, Ody Giroux, Catherine Dorion et Jeff Lee.

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