/lifestyle/outings
Navigation

Démystifier et s’approprier le sapin

Démystifier et s’approprier le sapin
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

La Forêt Montmorency ramène son activité de dégustation du sapin baumier qui permettra aux petits et grands de redécouvrir et de démystifier le conifère aux multiples vertus.

À quoi reconnaît-on le sapin? Quelles sont ses utilités? Peut-on le manger? Le naturaliste Pierre Vaillancourt répondra à toutes ces questions et bien d’autres lors de la sortie plein air De la forêt à l’assiette, proposée pour une seconde année consécutive.

«Il y a de plus en plus d’engouement pour les activités de cueillette, de transformation et d’alimentation. On comble nos activités de cueillette de champignons, à l’automne, ça réserve une année à l’avance! Je pense qu’on est tombés dans une niche, avec une clientèle intéressée à faire du plein air intelligent, à apprendre des choses», se réjouit le guide.

Tout réside dans l’appréciation de l’environnement, plaide M. Vaillancourt. «C’est le fun de faire de la raquette, de courir, c’est bon pour la santé. Mais des fois, ça peut être bien de prendre le temps de s’arrêter et de regarder ce qu’il y a autour de nous, réapprendre à reconnaître les arbres, les plantes comestibles. C’est un retour aux sources.»

Démystifier et s’approprier le sapin
Photo courtoisie

Randonnée en raquettes

L’aventure débute en matinée avec une randonnée d’environ deux heures en raquettes, dont le parcours de quelques kilomètres est très accessible. Les participants cueilleront des rameaux de sapins et apprendront à différencier le sapin de l’épinette. «On travaille beaucoup avec les sens, on va être capable de reconnaître un sapin les yeux fermés, à l’odeur et au goût», affirme-t-il.

M. Vaillancourt en profite pour faire connaître les différentes propriétés — souvent oubliées — du sapin baumier. «Depuis la nuit des temps, le sapin baumier est utilisé pour se guérir, on fait des pastilles contre la toux, des sirops. On l’identifie, on le touche, on le goûte. On déguste de la sève de sapin», illustre-t-il.

«Nos grands-parents se servaient du sapin pour faire des inhalations contre le rhume, les Amérindiens se sont servis du sapin baumier pour guérir les plaies. Les colons qui sont arrivés en Nouvelle-France, s’ils n’avaient pas eu des raquettes amérindiennes dans les pieds, le cèdre et le sapin pour se guérir du scorbut, ils n’auraient pas passé au travers», poursuit le naturaliste.

Démystifier et s’approprier le sapin
Photo courtoisie

Transformation

Le groupe retourne ensuite au pavillon principal, pour un petit atelier culinaire dans un laboratoire aménagé pour l’occasion. Les aiguilles du rameau sont enlevées puis broyées pour en faire différents ingrédients et épices — dont du sel de sapin — qui serviront à cuisiner un gravlax de saumon.

L’activité se termine par un dîner inspiré de la forêt boréale. «Ça peut être de la quiche aux chanterelles, qu’on cueille à l’automne. Un poulet boréal. On a un dîner complet pour faire découvrir tout ça», avance M. Vaillancourt.

Les participants repartent avec différentes recettes, du sapin séché et frais.

Informations pertinentes

Quand: 7 et 21 février ainsi que le 13 mars 2016

Heures approximatives: 9 h à 13 h 30

Quoi apporter :

  • Un sac d’épicerie pour la cueillette
  • Vêtements chauds et confortables
  • Raquettes

Âge : 8 ans et +

Tarif: 52 $ (47 $ pour les membres de l’UL)