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Québécois minoritaires chez soi

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La force d’un groupe qui contient le plus grand nombre de personnes est de plus en plus négligée. Au Québec, la majorité n’a pas le pouvoir à l’Assemblée nationale.

Ce n’est peut-être qu’une impression: la minorité semble souvent guider la direction à prendre.

Les Québécois sont en position de force parce qu’ils sont nombreux à vouloir affirmer leur identité, mais ce sont les tendances minoritaires qui donnent le ton.

Les politiques

Selon le dernier sondage sur les intentions de vote, 76 % des Québécois ayant indiqué le français à titre de langue maternelle boudent le Parti libé­ral du Québec. Or, on ne compte plus le nombre d’élections ces dernières années où la majorité francophone se retrouve dans l’opposition.

Sur le sujet de la gouvernance scolaire, les francophones désirent que le pouvoir se retrouve à l’école. Ils l’ont dit clairement en boycottant les élections scolaires, mais le gouvernement tergiverse.

Sur le front de la laïcité, on ne me fera pas croire que la volonté des francophones est respectée par les politiques du gouvernement Couillard.

Les francophones se reconnaissent de moins en moins dans les politi­ques actuelles, mais ils se divisent dans l’opposition...

La langue

Avec la mondialisation vient le sentiment d’appartenir davantage aux grands ensembles. Sur cette échelle, le français compte bien peu.

Le Québec a toujours choisi de tenir à sa langue comme premier instrument d’affirmation. On comprend qu’il y a des avantages à communiquer dans la langue des autres, mais on tient mordicus à ce que les autres comprennent qu’ici ça se passe d’abord en français.