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Chicane de ministres sur le Centre jeunesse de Laval

L’une dit qu’il y a un réseau de prostitution infiltré, l’autre dément

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a contredit hier sa collègue Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, en niant l’infiltration d’un réseau de prostitution au Centre jeunesse.
Photo d'archives Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a contredit hier sa collègue Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, en niant l’infiltration d’un réseau de prostitution au Centre jeunesse.

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QUÉBEC | Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a contredit sa collègue Lucie Charlebois, vendredi, en affirmant que le Centre jeunesse de Laval n’avait pas été infiltré par un réseau de proxénètes.

«On n'a pas, aujourd'hui, une évidence qu'il y aurait un réseau à l'intérieur, qu'il y aurait eu infiltration», a déclaré M. Coiteux à l'entrée du caucus présessionnel des députés libéraux.

La ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, avait pourtant affirmé le contraire la veille.

Lucie Charlebois
Photo d'archives
Lucie Charlebois

«Manifestement, il y a un réseau qui s’est infiltré au Centre jeunesse de Laval. La police est sur le coup et on est en train de travailler là-dessus», avait indiqué Mme Charlebois.

Martin Coiteux a soutenu que les mots de sa collègue avaient été mal interprétés.

«Ce qu’elle a voulu dire, ce n'est pas qu'il y a un réseau à l'intérieur. C'est qu'il y a la possibilité, de l'extérieur, par le biais des médias sociaux, qu'il y ait du recrutement qui se fasse», a-t-il expliqué.

Quatre adolescentes se sont enfuies du Centre jeunesse de Laval au cours des derniers jours. Trois d’entre elles ont été retrouvées.

Les autorités craignent que la quatrième jeune femme, Sarah Hauptman, soit sous l’emprise de proxénètes.

Gouvernement «dépassé»

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière de services sociaux, François Paradis, a dénoncé l’«improvisation préoccupante et dérangeante» dont a fait preuve le gouvernement dans ce dossier.

François Paradis | Député
Photo d'archives
François Paradis | Député

«Dans un contexte aussi dramatique que celui-là, où toutes les paroles et tous les gestes doivent être posés, on a manifestement l’impression que le gouvernement libéral est dépassé par cette situation-là. Ce n’est pas rassurant pour les familles et pour les citoyens en général», a déclaré le député de Lévis.

M. Paradis a exhorté le gouvernement à entreprendre des vérifications importantes dans l’ensemble des centres jeunesse et à mieux outiller les intervenants ainsi que les familles des adolescentes qui manquent toujours à l’appel.