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Communication inefficace

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En cette ère où les moyens de communication sont omniprésents, on pourrait croire qu’il est plus facile de faire connaître sa détresse aux autres. Mais selon le coordonnateur du Centre de prévention du suicide, c’est plutôt l’inverse.

«Déjà, le téléphone nous coupe de 80 % de l’information, le non verbal, etc. Un silence au téléphone quand on intervient auprès d’une personne suicidaire, quand on n’est pas habitué, c’est stressant. On ne sait pas trop ce qui se passe à l’autre bout», explique Laurent Garneau.

Selon lui, les médias sociaux sont encore pires.

«On n’a même plus accès aux silences, au ton de l’interlocuteur. Si mon meilleur ami qui vient de se séparer m’écrit simplement qu’il est top shape sur Facebook, ça ne me donne plus beaucoup d’information. Ça donne un faux sentiment de sécurité, et c’est là que ça devient dérangeant», croit M. Garneau.

Du bien, aussi

Reste que parfois, les médias sociaux peuvent se révéler salvateurs, comme certains internautes de la région ont pu le constater cette semaine.

Un homme de 47 ans de Chicoutimi a annoncé son intention de mettre fin à ses jours sur sa page Facebook mercredi dernier.

Ses amis, dont plusieurs membres de sa famille, ont réagi immédiatement et leur rapidité a permis de lui sauver la vie in extremis, tout juste avant qu’il ne commette l’irréparable.