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Le laser tag gagne en popularité

Yoann Brottier vient d’ouvrir un deuxième Défi laser dans la région de Québec, à Vanier.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Yoann Brottier vient d’ouvrir un deuxième Défi laser dans la région de Québec, à Vanier.

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Un an et demi après avoir ouvert ses portes sur la rue Galvani, le Défi laser a fait face à un beau problème: l’engouement est tel qu’une seconde succursale accueille depuis cette semaine la clientèle, sans cesse grandissante.

«On était rendu à un mois d’attente si on voulait venir jouer un samedi, un dimanche ou un vendredi soir. On n’avait plus de places, les gens essayaient de réserver et c’était toujours plein, surtout l’hiver ou quand il y avait de la pluie. On trouvait ça dommage», explique Yoann Brottier, qui tient la place avec sa conjointe, Andréa Javelaud, tous deux Français d’origine.

Face à la situation, le couple a concentré ses efforts sur un second centre d’amusement, opérationnel depuis cette semaine, dans le secteur Vanier. «En ouvrant un deuxième, on espère entrer le jeu laser dans les mœurs des gens. Un peu comme on va au cinéma ou jouer aux quilles. Pouvoir y aller un peu quand on veut, avec nos amis», poursuit-il.

Pour tous

Jeu de précision, de vitesse et de stratégie, le Défi laser s’adresse aux petits et aux grands. Pour remporter la joute, les participants, séparés en deux ou trois équipes, doivent tenter de désactiver leurs adversaires. «C’est différent de ce qui se fait ailleurs au Canada, il y a un vrai faisceau laser qui touche les joueurs», précise M. Brottier.

Les parties durent vingt minutes, dans l’une ou l’autre des trois salles de jeu aménagées en labyrinthe surréel que contient chacun des deux centres. «Les gens viennent généralement pour deux ou trois parties. Au bout de ça, on n’en peut plus, c’est assez fatigant. C’est une activité qui est sportive», avance-t-il.

Comment expliquer cette popularité? «Ce qui plaît, c’est de pouvoir se cacher dans tous les coins, courir à droite et à gauche. On se retrouve dans un univers imaginaire, on joue. Il n’y a pas de douleur et aucune triche n’est possible. Dès qu’on est touché, le gilet est désactivé», résume M. Brottier.

Pas un jeu de guerre

Le laser tag n’a d’ailleurs rien à voir avec les jeux de simulation de guerre, concept que l’on retrouve davantage dans le paintball ou le tag ball.

«Je n’aime pas qu’on nous compare à un jeu de guerre. Ce n’est pas une simulation de guerre, c’est vraiment un jeu. Quand on voit un adversaire au paintball ou au tag ball, ça signifie que l’un des deux va sortir du jeu assez rapidement. Au laser, on va faire le duel avec lui. S’il y en a un qui est désactivé, généralement, ça rigole.»

Réservations

Notons que les joueurs doivent former leurs équipes de six personnes minimum, avant de réserver. En aucun cas, le mélange des joueurs n’est possible sur place. «Ça reste entre amis», insiste-t-il.

defilaser.ca

De la France au Québec

Originaires de France, Yoann Brottier et Andréa Javelaud exploitaient déjà des centres d’amusement laser tag en Europe. C’est ironiquement alors qu’ils se trouvaient en vacances, dans la capitale, qu’ils ont eu l’idée d’exporter leur projet.

«On a vu qu’il n’y avait pas de magasins comme ça. Andréa a eu l’idée d’en ouvrir. On n’avait rien de prévu pour la suite. On s’est dit, pourquoi pas?», se souvient-il.

Le couple a écourté ses vacances — qui devaient s’étirer sur un an, un peu partout au Canada — pour retourner en France, trois semaines plus tard, et rencontrer leur fournisseur d’équipement laser tag. Ce dernier s’est assuré que son matériel était conforme aux normes canadiennes... et l’aventure était lancée.

«On s’attendait, comme dans toutes les entreprises, à avoir des années difficiles, peut-être trois ans. Mais non! Ça a fonctionné tout de suite», se réjouit le jeune homme d’affaires, qui n’a plus l’intention de quitter la capitale.