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Centre de prédédouanement : un nouveau pas franchi mardi

aéroport de Québec
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Le ministre canadien des Transports, Marc Garneau, s’est envolé pour Washington, lundi, entre autres pour faire la promotion du centre de prédédouanement américain dont rêvent les gens d’affaires et l’aéroport de Québec depuis des années.

M. Garneau rencontrera le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, ainsi que le secrétaire aux Transports, Anthony Foxx.  Ils discuteront d’harmonisation des règles entre les deux pays ainsi que de l’accord relatif au précontrôle douanier signé en mars dernier.

La rencontre était prévue depuis longtemps. Ce qui était moins clair, c’était de savoir si le nouveau gouvernement libéral allait peser de tout son poids en faveur de l’aéroport Jean-Lesage, ou si le ministre aurait d’autres priorités à soulever auprès de ses homologues.

La réponse se trouve quelque part entre les deux. Deux aéroports canadiens ont fait la demande aux États-Unis pour obtenir un centre de prédédouanement : Québec et Toronto (Bishop). Marc Garneau a l’intention de parler des deux et, plus généralement, de l’«importance de ces centres pour les économies de nos deux pays», explique son attaché de presse, Marc Roy.

Les autorités américaines ne seront pas difficiles à convaincre puisque les États-Unis ont adopté des cibles ambitieuses en la matière.

Un centre de prédédouanement permettrait aux voyageurs de passer aux douanes américaines directement à Québec et d’arriver aux États-Unis comme un vol local. Un tel centre est très attrayant pour les compagnies aériennes et le potentiel est très grand davantage de vols directs, vers plus de destinations, au départ de Québec. Ce sont les États-Unis qui décident de l’emplacement des centres de prédédouanement.

Les gens d’affaires et le maire de Québec considèrent le centre de dédouanement comme un dossier prioritaire pour Québec.

À l’aéroport, le porte-parole voit cette rencontre d’un œil «très positif». Le protocole d’entente entre les deux pays n’est toutefois pas encore ratifié et l’aéroport n’attend que le feu vert pour construire le centre, déjà dessiné dans les plans d’agrandissement du terminal, dont les travaux devraient se terminer en 2018.  Il espère une réponse positive avant les élections américaines, qui pourrait retarder le dossier.