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Protégeons nos enfants ensemble

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On observe tellement de confusion au sujet des fugues dans les centres jeunesse du Québec qu’on voit mal comment les jeunes sont protégés quand ils en ont absolument besoin.

Quand deux ministres ne s’entendent pas sur l’existence d’infiltration dans une institution censée protéger les jeunes, on perd confiance en notre système de protection de la jeunesse.

Quand plusieurs parents de jeunes filles en fugue sentent le besoin de sortir dans les médias contre l’avis de la police, on s’inquiète de la puissance des gangs de rue et de la faiblesse de nos lois.

Le trafic des humains existe

Le témoignage d’Arielle Desabysses dans son livre 14 ans et portée disparue le démontre: un réseau qui organise l’esclavage sexuel des jeunes est bel et bien présent au Québec.

La cinéaste Ève Lamont a admirablement décrit comment fonctionne le commerce du sexe.

Certains hommes me font vomir de rage. Les parents savent que la fugue à répétition de son enfant l’expose à se retrouver coincé dans l’enfer de la prostitution. À qui peuvent-ils faire confiance si la protection de la jeunesse ne protège pas leurs enfants dans la tempête quand ce n’est plus possible à la maison?

Incapables de mettre un cadenas à toutes les portes et les fenêtres, des parents se retrouvent enfermés dans la peur et l’inquiétude.

Les médias sociaux

Internet est merveilleux pour apprendre, mais une partie du recrutement s’y déroule également.

Il faut cesser le blocage des médias sociaux dans les commissions scolai­res. Faire semblant que Facebook et Snap Chat n’existent pas est la pire des méthodes d’accompagnement et d’éducation aux médias sociaux.

Aussi, les parents doivent mieux se soucier des fréquentations web de leurs enfants.

La présence de tous les éducateurs sur l’autoroute de l’information est essen­tielle.

Formons des chaînes humaines autour de nos enfants!