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Aide médicale à mourir: le gouvernement recule sur la ligne de parti

Government House Leader LeBlanc speaks in the House of Commons in Ottawa
REUTERS Vendredi, le bureau du leader du gouvernement à la Chambre, Dominic LeBlanc, est revenu en partie sur cette décision, la qualifiant de «prématurée». Le gouvernement décidera si le projet de loi sera soumis à la ligne de parti une fois qu’il aura été déposé aux Communes.

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Le gouvernement Trudeau revient sur sa décision d’imposer une ligne de parti pour forcer les députés libéraux à appuyer la future loi encadrant l’aide médicale à mourir.

Plus tôt cette semaine, des députés libéraux ont confié être mal à l’aise à l’idée d’avoir à voter en faveur d’une mesure législative avant même d’en avoir vu la teneur.

Le gouvernement avait justifié sa position en arguant que la plateforme libérale impose la ligne de parti sur les questions touchant à la Charte canadienne des droits et libertés.

«C’est dans notre plateforme et on doit respecter la décision de nos juges au niveau fédéral», avait soutenu le whip en chef du gouvernement, Andrew Leslie.

Vendredi, le bureau du leader du gouvernement à la Chambre, Dominic LeBlanc, est revenu en partie sur cette décision, la qualifiant de «prématurée». Le gouvernement décidera si le projet de loi sera soumis à la ligne de parti une fois qu’il aura été déposé aux Communes.

Un comité mixte formé d’élus, chargé de donner suite à un jugement de la Cour suprême sur l’aide médicale à mourir, doit déposer un rapport avant la fin du mois. Une loi devra être adoptée au plus tard en juin, selon les délais prescrits par le tribunal.

«Une décision sera prise une fois que le rapport du comité parlementaire qui siège présentement sera conclu et une fois qu’il y a un projet de loi et après discussion au sein du caucus», a expliqué le porte-parole du leader, Sébastien Belliveau.

Aux Communes vendredi, le député conservateur de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, a reproché au gouvernement de ne pas permettre un vote libre à ses députés.

«Nous savons que depuis le début, le premier ministre ne cesse de vanter l'expérience québécoise. Je vous rappelle (...) que l'expérience québécoise s'est conclue par un vote libre des députés», a-t-il lancé.

«J'en appelle au gros bon sens et au respect de la parole donnée par les membres du Parti libéral», a-t-il ajouté.