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Décès de Guy Blouin: la parité du Bureau des enquêtes indépendantes remise en question

 Le 5 septembre 2014, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont effectué une reconstitution de la scène de l'accident dans Saint-Roch.
Le 5 septembre 2014, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont effectué une reconstitution de la scène de l'accident dans Saint-Roch.

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Dix-huit mois après l’accident qui a coûté la vie au cycliste Guy Blouin, le Comité du 3 septembre déplore la tournure que semble prendre la mise sur pied du Bureau des enquêtes indépendantes.

Dans un communiqué visant à informer la population des faits nouveaux dans le dossier du policier Simon Beaulieu, accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort et de négligence criminelle causant la mort, le Comité se questionne sur la parité du Bureau des enquêtes indépendantes qui, selon eux, ne comptera que 4 civils pour 12 enquêteurs issus des corps policiers.

«Rappelons qu’un des buts de l’exercice était de pallier plusieurs lacunes en matière d’indépendance et de transparence de l’ancien processus, ainsi que de rétablir le lien de confiance du public envers celui-ci», est-il écrit dans le communiqué.

Selon eux, afin de rebâtir ce lien, il est absolument nécessaire que soit établie une séparation complète entre le Bureau d’enquête et les différents corps policiers.

«Cette séparation doit se manifester dans le choix des enquêteurs qui doivent provenir uniquement du milieu civil et non des différents services policiers sur lesquels le Bureau des enquêtes indépendantes sera amené à enquêter», ont-ils ajouté.

Plusieurs questions

D’ici là, les membres du Comité ont fait savoir qu’ils seront présents au palais de justice de Québec lors de la conférence de gestion du policier Beaulieu qui aura lieu le 21 mars prochain. «C’est à cette étape que le tribunal discutera, par exemple, du nombre de témoins qui seront entendus. Par la suite, une enquête préliminaire se déroulera afin d’examiner la preuve qui a permis la mise en accusation du policier».

L’objectif du Comité demeure le même depuis le début, soit faire «la lumière» sur les tragiques événements. «La communauté se pose encore beaucoup de questions qui restent sans réponses. Par exemple, pourquoi le collègue de l’agent Beaulieu n’a-t-il reçu aucune accusation, alors qu’il était lui aussi impliqué dans les événements? Quelles ont été les modalités de l’enquête menée par la Sûreté du Québec?» ont-ils demandé.