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Vente de Rona à Lowe’s: les droits des actionnaires francophones bafoués, dit le PQ

Nicolas Marceau
PHOTO AGENCE QMI, SIMON CLARK Nicolas Marceau

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QUÉBEC – Le Parti québécois (PQ) reproche à l’Autorité des marchés financiers (AMF) d’avoir cautionné la violation des droits linguistiques des actionnaires francophones de Rona.

Le porte-parole péquiste en matière de finances et de revenu, Nicolas Marceau, a déploré vendredi que les documents portant sur la vente du quincaillier québécois au géant américain Lowe’s n’aient pas tous été traduits en français.

Selon le député de Rousseau, les actionnaires francophones de Rona n’ont pas eu accès à toute l’information dont ils avaient besoin pour prendre une décision éclairée. Il peine à comprendre comment l’AMF a pu tolérer une telle pratique.

«Je suis tombé en bas de ma chaise. Je trouve ça inadmissible et je ne comprends pas. La Loi sur les valeurs mobilières est extrêmement claire. Elle exige que la documentation fournie aux actionnaires soit en français», a déclaré M. Marceau en entrevue avec l’Agence QMI.

Dans une lettre publiée la semaine dernière sur le site Droit-Inc, le président de l’Association canadienne des juristes-traducteurs, Louis Fortier, a révélé que la version française de la circulaire de sollicitation de procurations, remise aux actionnaires de Rona, comprenait 69 pages en anglais sur un total de 203.

«Il est sidérant de constater que des fonctionnaires de l'État québécois cautionnent avec autant d’insouciance des manœuvres qui minent l'identité québécoise et menacent la paix linguistique», a écrit M. Fortier.

Des citoyens de seconde zone?

Nicolas Marceau a abondé dans le même sens. «La langue française, au Québec, doit être la langue de travail, doit être la langue des affaires, a-t-il dit. Les actionnaires francophones du Québec ne sont pas des citoyens de seconde zone. Ils ont droit d’avoir l’information dans leur langue.»

L’ancien ministre péquiste des Finances a invité l’AMF à se «ressaisir» afin de mettre fin à ce «laxisme» et à ce «glissement inquiétant».

Au moment d’écrire ces lignes, l’Autorité des marchés financiers n’avait pas encore rappelé l’Agence QMI.