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Il poursuit les policiers qui lui ont tiré dessus

L'un des individus impliqués dans la fusillade survenue au McDonald’s de la rue Bouvier en mars 2013 réclame 300 000 $

Il poursuit les policiers qui lui ont tiré dessus
Archives Le Journal de Québec

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Détenu et en attente d’un jugement pour de lourdes accusations de trafic de stupéfiants et de possession d’arme, l’un des individus impliqués dans la fusillade survenue au McDonald’s de la rue Bouvier en mars 2013 poursuit les deux policiers qui lui ont tiré dessus pour la somme de 300 000 $.

Dans une longue requête d’une vingtaine de pages, Philippe St-Antoine expose les «blessures physiques importantes» qu’il a reçues lors de cette soirée où il était filé par deux policiers de la ville de Lévis puisqu’il était soupçonné de faire le trafic de stupéfiants.

Sommé de descendre de sa voiture dans le stationnement du restaurant, St-Antoine aurait fait fi de s’immobiliser et foncé sur les policiers en civil, qui, se sentant menacés, ont fait feu.

«À ce titre, la balle reçue par le demandeur a frappé la colonne vertébrale, venant ainsi compresser la moelle épinière», est-il écrit dans le document de cour.

D’abord incapable de marcher, St-Antoine doit aujourd’hui «se déplacer à l’aide d’une canne, et ce, pour le restant de ses jours».

Selon le demandeur, il est donc évident qu’il ne pourra plus jamais «occuper ni un emploi physique ni un emploi exigeant au niveau de concentration important, et ce, malgré qu’il possède les qualifications nécessaires pour exercer ce genre d’emploi, étant diplômé en administration des affaires».

Sa paralysie a également amené St-Antoine à débourser 31 000 $ pour «un spa thérapeutique» et une dizaine de milliers de dollars pour «un lit orthopédique et thérapeutique, ne pouvant plus dormir dans un lit normal».

Au surplus, l’utilisation abusive de la force par les policiers, l’absence de motifs raisonnables de procéder à l’arrestation et la violation des droits constitutionnels du demandeur sont abordées dans cette requête.

Des points déjà apportés devant la cour criminelle et qui avaient été rejetés du revers de la main par la juge.