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Quand c'est fabuleux, il faut le dire !

Quand c'est fabuleux, il faut le dire !

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Dans le cadre de ses hors-séries, l’orchestre symphonique de Montréal recevait le chef couronné Mariss Janson et l’orchestre du Bayerischer Rundfunk de Munich. Les amateurs étaient au rendez-vous, et, pas rien que « des têtes blanches » pour entendre cette fabuleuse machine qui carburait à la précision et le romantisme. 


De ce chef qui dirigea l’OSM comme invité, il y a bien des années, nous avons, que d’immenses compliments à lui faire. Dans un programme qui s’annonçait plus que costaud : Le Concerto pour violon de Korngold et l’immense Symphonie de 7 de Chostakovitch «   Leningrad », le droit à l’erreur n’était pas permis.


Très populaire comme compositeur de musique de films à l’âge d’or d’Hollywood, son Concert pour violon est un monument de tendresse dont le violoniste suprême Jascha Heifetz fit son cheval de bataille. Sous l’archet de l’interprète invité Leonidas Kavakos, la rondeur fit place à l’attaque et la précision. Variant la vitesse avec l’intensité et en communion parfaite avec le chef, il imposait une sonorité tout comme les phrasés, livrés de façon impeccable avec une certaine tendresse et beaucoup de panache.


Au tour de Chostakovitch


Après le Korngold vint l’éblouissante Symphonie no 7. De cette œuvre majestueuse comme tragique, Marris Janson en donna les plus beaux éclats. Tranchant avec la puissance de Kirill  Kondrachine, il dosa les éléments, aiguilla les sonorités, évitant ainsi la saturation. Disposant d’un orchestre rodé aux idées musicales bien ancrées, la lecture fut aussi décapante que touchante. Béni des dieux nous furent !