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TGF Montréal-Québec: des retombées économiques «considérables»

Yves Desjardins-Siciliano, président et chef de la direction de Via Rail a dévoilé des chiffres ce midi démontrant la faisabilité du tracé Montréal-Québec du TGF.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Yves Desjardins-Siciliano, président et chef de la direction de Via Rail a dévoilé des chiffres ce midi démontrant la faisabilité du tracé Montréal-Québec du TGF.

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L’investissement de 1,2 G$ pour aménager la portion Montréal-Québec du train à grande fréquence (TGF) serait rentable à plusieurs égards pour la capitale nationale.

Selon le président et chef de la direction de VIA Rail, Yves Desjardins-Siciliano, l’achalandage entre Montréal et Québec passerait de 400 000 passagers par année à 1,1 million d’ici 2023.

Près de 38 000 emplois permanents seraient aussi créés dans les villes desservies par le TGF, entre Montréal et Québec.

«La mobilité des gens, c’est ce qui crée de l’activité économique. Le corridor Québec-Windsor compte plus de 550 000 étudiants universitaires. C’est un puissant bassin qui n’est malheureusement pas assez exploité», a déclaré hier M. Siciliano devant la Chambre de commerce de Québec.

Temps réduit

Avec un TGF, les étudiants pourraient habiter Trois-Rivières ou Drummondville et fréquenter l’Université Laval puisque le temps de déplacement serait considérablement réduit, en plus de l’ajout d’un train aux heures.

Le temps de parcours entre Québec et Montréal passerait de 3 h 21 à 2 h 10 et VIA Rail ajouterait dix fréquences par jour entre les deux villes, sans compter les liaisons existantes.

«Il faut que nos ministres puissent mettre le TGF dans le haut de la liste des priorités. L’investissement fédéral vient selon les priorités des gouvernements provinciaux et municipaux. M. Labeaume devra mettre cette option-là dans le haut de sa liste. Pour la capitale, c’est sûr que c’est une bonne nouvelle», a réagi Alain Aubut, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Pour réaliser le TGF, VIA Rail compte récupérer les voies ferrées existantes et les mettre à niveau, ce qui prendrait environ quatre ans. L’aménagement d’une voie dédiée entre Montréal et Québec prendrait environ un an de plus.

Nouvelle flotte

Le processus d’acquisition de la nouvelle flotte de wagons est amorcé et VIA Rail estime être en mesure de déposer son rapport sur l’utilisation des voies dédiées d’ici la fin de l’année à son unique actionnaire: le gouvernement fédéral.

«Nous avons les signaux nécessaires pour continuer nos travaux», a assuré le président de VIA Rail.

Pour les contribuables, la subvention reliée au corridor Québec-Windsor représente des pertes annuelles de 222 M$. Avec une hausse de l’achalandage, le TGF serait en mesure de rencontrer ses frais.

TGF projet total de 5,2 G$ répartis de la façon suivante:

  • 4 G$ pour relier Toronto-Ottawa-Montréal
  • 1,2 G$ pour relier Montréal et Québec
  • Temps de réalisation: 4 à 5 ans
  • Financement: gouvernement fédéral (flotte) et fonds de retraite (infrastructures).