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Nouveau café collaboratif à Québec

Roland Duchesne, copropriétaire du café l’AnarChic, à Québec.
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc Roland Duchesne, copropriétaire du café l’AnarChic, à Québec.

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Imaginer la possibilité de flâner, travailler ou étudier une bonne heure ou même une journée entière dans un café avec accès internet, sans avoir à multiplier les achats pour y rester. C’est exactement ce que propose L’AnarChic, tout nouvel espace collaboratif dans Saint-Jean-Baptiste, à Québec, qui offre café à volonté et calme en échange d’une poignée de dollars et d’un peu de votre temps.

«Il n’y a pas de clients chez nous. C’est tous des collaborateurs», lance sans broncher Roland Duchesne qui, avec son associée Delphine Fortin, tient la barre de ce lieu installé sur la rue Saint-Jean.

Le concept — inédit et inspiré de ce qui se fait à New York et Toronto, selon le propriétaire — est ultra simple: pour 3 $ de l’heure ou un maximum de 12 $ par jour, thé et café vous sont offerts à volonté. Une fringale? Offrez-vous un biscuit ou une collation à partir de... 0,25 $. Ou mieux: apportez votre lunch. Et partagez-le, si le cœur vous en dit!

La main à la pâte

Car le nerf du café collaboratif repose en cette notion de collaboration: tout le monde met un peu la main à la pâte. Cela ne signifie pas de passer le balai tous les soirs. Mais vous pouvez vous servir votre café, ranger la vaisselle que vous avez utilisée et nettoyer votre table, par exemple.

«On se retrouve à réduire les coûts. Et on incite les gens à collaborer», lance M. Duchesne qui avait d’ailleurs reçu, le matin, un pudding chômeur et un pain aux bananes de deux de ses «collaborateurs», qui les offraient gratuitement aux autres «collaborateurs» sur place.

Le lieu accorde aussi la priorité au commerce local et au recyclage. À titre d’exemple, c’est M. Duchesne qui a construit la plus grande partie du mobilier fait de palettes et de tuyaux de plomberie. Les sofas et coussins sont confectionnés sur mesure par Sofa unique, dans Limoilou. Les collations proviennent du groupe Leclerc, bien implanté à Québec.

Accessible

L’AnarChic — qui s’installe dans les anciens locaux du café-resto Hotches, aussi lancé jadis par M. Duchesne — se veut ainsi une formule accessible pour les gens d’affaires, les pigistes et les étudiants désireux de briser la solitude de leur logement pour travailler. Il est aussi tout désigné pour quiconque souhaite placoter, lire ou jouer à des jeux de société.

«C’est des gens qui ont besoin d’un espace pour échanger, travailler ou avoir un calme absolu, résume M. Duchesne. Il y a des personnes seules également qui viennent les matins, pour discuter. Il y a un échange qui se fait là.»

Le café est aussi lieu de cours, d’activités et de conférences. Uniquement cette semaine, l’endroit a offert des ateliers de création de bracelets, de tricot pour débutants et même de ukulélé! La portion artistique est omniprésente avec des soirées «micro-ouvert» pour chanteurs et humoristes ainsi que des expositions ponctuelles.

Le livre-échange, qui consiste à apporter des livres pour les partager avec d’autres, a aussi fait sa place. Et la page Facebook du café laisse entendre que des professeurs de yoga sont recherchés pour offrir d’éventuelles séances matinales!

Des petits !

Ouvert depuis à peine un mois, L’AnarChic a rapidement séduit les résidents du secteur, qui ont envahi l’endroit de 52 places. M. Duchesne ne s’en cache pas: le projet risque de faire des petits dans Limoilou, dans Saint-Roch et aux abords de la cité universitaire.

D’ici là, le café de Saint-Jean-Baptiste pourra compter en juillet sur deux nouvelles salles de conférence, qui s’ajouteront à l’actuelle salle de cinéma. Notons que l’espace ouvre à 10 h et ferme ses portes en fonction des besoins de la clientèle présente.

L’AnarChic : 249, rue Saint-Jean, Québec