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Sept plantes à consommer si vous êtes enceinte

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Consommer des plantes pour apaiser des maux de cœur ou diminuer des contractions prématurées représente une ressource insoupçonnée et oubliée, croit une herboriste périnatale.

Catherine Avard, de Saint-Aubert, près de Montmagny, est spécialisée en herboristerie et en accompagnement à la naissance. Elle propose aux femmes enceintes de consommer certaines plantes, un peu comme l’ont fait nos ancêtres, pour apaiser des maux liés à la grossesse.

«C’est malheureusement un art qui s’est perdu avec le temps», croit-elle.

Les plantes qu’elle utilise sont majoritairement sauvages ou cultivées au Québec. «Utiliser des plantes lorsque l’on est enceinte est une forme de prévention, une ressource insoupçonnée, mais pas un miracle», tient-elle à spécifier.

L’herboriste estime qu’une femme peut envisager différentes méthodes pour l’aider à vivre mieux sa grossesse, qu’elle compare à un marathon. Ingérer des plantes peut représenter une méthode peu invasive, avant même de tomber enceinte et après, pour éviter un post-partum, par exemple.

Catherine Avard, Herboriste périnatale
Photo courtoisie
Catherine Avard, Herboriste périnatale

Préjugés

Toutefois, beaucoup de préjugés persistent puisqu’il faut aussi éviter plusieurs plantes. «Dans le milieu médical, c’est plutôt méconnu. C’est ce qui entraîne de la méfiance. Pourtant, on sait qu’il y a plusieurs plantes qui sont bénéfiques et sans danger», dit Catherine Avard.

À l’approche de la Fête de la plante médicinale, soulignée au début du mois de juin, l’herboriste périnatale souhaite que les médecins, pharmaciens et infirmières s’intéressent plus à cette réalité pour pouvoir orienter les femmes vers les professionnelles comme elle. «Il faut mentionner que chaque suivi que je fais, c’est en collaboration avec le médecin de la femme, c’est-à-dire qu’il en est informé. Il y a donc une certaine ouverture.»

Quant aux femmes enceintes elles-mêmes, elle encourage leur autonomie. «Il n’y a rien de mieux qu’une femme qui prend soin d’elle-même, qui s’informe sur ce qu’elle peut prendre. Lors de l’accouchement, elle aura acquis de la confiance qui lui sera utile», conclut-elle.

1.Rétention d’eau
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L’ortie est définitivement l’alliée des femmes, puisque la plante est une source de fer, en plus d’aider à son assimilation. En consommer prévient la rétention d’eau, l’œdème et tout ce qui s’y rattache. Elle aide aussi à se relever d’un accouchement.

2. Contractions efficaces

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La plante la plus populaire chez les femmes enceintes, qu’on pourrait appeler la superstar de l’herboristerie périnatale, est la feuille de framboisier. À partir du deuxième trimestre, en doses graduelles, elle rend les contractions plus efficaces et peut mener à diminuer le temps de travail actif.

3. Nerfs à fleur de peau

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L’avoine fleurie, cueillie avant la phase du grain, est la plante du bien-être qui soulage l’épuisement nerveux. Elle prévient aussi les varices et les hémorroïdes en renforçant les capillaires.

4. Nausées

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Les racines de pissenlit viennent en renfort au foie, sollicité par les hormones de grossesse. On peut les combiner au gingembre dans l’objectif de soulager les nausées matinales.

5. Contractions prématurées

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Toujours dans un mode préventif, l’écorce de viorne pimbina peut aider à calmer certaines contractions non désirées à un moment où le terme n’est pas complété.

6. Reflux gastrique

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Plusieurs femmes souffrent de reflux gastriques ou de constipation pendant le marathon de la grossesse. La poudre d’orme aide à calmer l’acidité de l’estomac.

7. Hormones  de travail

Les herboristes peuvent concocter un mélange d’herbes qui favorisent la sécrétion des hormones du travail. On pourra les prendre à partir du dernier mois de grossesse et aussi pendant l’accouchement. Il existe des plantes qui permettent de déclencher un travail qui retarde, mais un suivi médical est alors recommandé.

Mise en garde

La dose de plantes recommandée est en général une à quatre tasses de tisane par jour, en prendre plus pourrait nuire. Il faut toujours valider l’identification de la plante et la partie à utiliser par une herboriste. Certaines plantes sont contre-indiquées avec des médicaments ou selon la condition de la femme. Dans tous les cas, un suivi est conseillé. Il existe aussi des plantes à ne pas consommer enceintes. Des sites comme Naître et Grandir et Santé Canada en font la nomenclature.