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Course au PQ: Lisée présente sa stratégie pour protéger les sièges sociaux

Jean Francois Lisee
Simon Clark/Agence QMI

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QUÉBEC – Un gouvernement du Parti québécois (PQ) dirigé par Jean-François Lisée n’hésiterait pas à modifier le mandat de la Caisse de dépôt et placement et d’Investissement Québec pour favoriser la rétention et l’attraction de sièges sociaux.

Le candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau a présenté lundi sa stratégie pour prévenir les conséquences économiques «néfastes» liées à la perte de fleurons québécois tels que Rona, Saint-Hubert ou le Cirque du Soleil.

M. Lisée propose dans un premier temps de mettre sur pied, au sein du ministère de l’Économie, une équipe de veille composée d’analystes de haut niveau. Cette équipe aurait pour mandat d’identifier les entreprises à risque de faire l’objet d’une acquisition étrangère. Elle serait également à l’affût des entreprises susceptibles d’établir leur siège social au Québec.

«Le ministre de l’Économie sera ainsi en mesure de mobiliser en amont les acteurs du développement économique plutôt que de rester passif ou simplement réactif, dans l’urgence», a écrit le député de Rosemont sur son blogue.

L’aspirant-chef péquiste suggère également de modifier la mission d’Investissement Québec, le bras financier du gouvernement, afin d’ajouter à son rôle actuel le mandat explicite d’attirer et de retenir les sièges sociaux.

Mieux encore, il propose d’ajouter ce même mandat à la mission de la Caisse de dépôt et placement, «notre principal outil économique». M. Lisée précise toutefois que la protection et l’attraction des sièges sociaux seraient subordonnées à la double mission de la Caisse d’offrir le meilleur rendement possible sur les épargnes tout en contribuant au développement économique du Québec.

Le prétendant au trône péquiste veut en outre permettre aux entreprises privées et aux citoyens individuels de confier leurs épargnes à moyen et long terme à la Caisse, afin de profiter de ses rendements.

«En choisissant la Caisse, ces citoyens et ces investisseurs contribueraient à maintenir au Québec une expertise en finance, alors que de plus en plus d’institutions financières transfèrent leur expertise à Toronto», a-t-il soutenu.

S’il est élu premier ministre, Jean-François Lisée s’engage enfin à modifier la Loi sur les compagnies à capital-actions afin que les conseils d’administration puissent rejeter une offre d’achat si elle est faite au seul bénéfice des actionnaires.

«C’est déjà la norme dans 24 États américains et la Cour suprême du Canada a indiqué à deux reprises que les CA doivent travailler pour l’ensemble des parties prenantes, donc y compris la communauté, les consommateurs, les fournisseurs», a fait valoir le candidat à la chefferie.