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Le même bordel

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Le Journal a découvert que seulement 6 % des emplois dans la construction sont comblés par le système de référence de la Commission de la construction du Québec... et cela diminue! Troublant: le placement syndical continue de plus belle, malgré tout le fric et les efforts pour assainir les mœurs de cette industrie qui coûte un bras aux Québécois.

Candidats occupés

En ligne ouverte, des entrepreneurs racontent que quand ils s’adressent à la CCQ, ils reçoivent des noms. Mais quand ils les appellent, ces ouvriers ont déjà un job. La banque de la CCQ n’est pas à jour: les syndicats refusent d’en évacuer ceux qui travaillent déjà. Dans les minutes qui suivent la réception de la liste, des délégués syndicaux appellent l’entrepreneur et lui proposent des employés réellement disponibles.

« Bons » membres

Un de ces délégués se justifie: le système de la CCQ ne tient pas compte de la variété des machineries à opérer et de l’expertise de chaque travailleur. Les syndicats, eux, s’y connaissent!

Mais un travailleur qui n’est pas dans les bonnes grâces syndicales affirme qu’on l’abandonne au système de la CCQ, système que son syndicat court-circuite aussitôt pour placer ses «bons» membres.

Terrifiant

Retour à la case départ. Rambo, symbole syndical de l’intimidation, se vante de continuer comme avant. Pourtant, théoriquement, il ne devrait pas avoir accès aux offres d’emploi des employeurs qui ne devraient plus le craindre.

Les centrales syndicales font une démonstration terrifiante: elles sont plus fortes que l’État et les employeurs. Elles maîtrisent l’industrie. Elles peuvent continuer à placer sur les chantiers leurs sentinelles qui ne travailleront ni trop vite ni trop bien. Cela leur garantit plus de membres, plus de travail, donc plus de cotisations.

Cet été, je m’offre une virée aux États-Unis, sur des routes impeccables où les chantiers ne s’éternisent pas... Je vous souhaite aussi de bonnes vacances!