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Règles budgétaires: Québec donne de l’air aux écoles

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Québec accorde davantage d’autonomie aux écoles, en leur donnant davantage de flexibilité dans la façon de dépenser les sommes octroyées pour l’an prochain.

Le ministère de l’Éducation a récemment consulté des acteurs du réseau sur son projet de règles budgétaires, un document détaillé qui précise la façon de dépenser les 9,5 milliards accordés aux commissions scolaires pour 2016-2017.

Pour la première fois, Québec verse des allocations directement aux écoles, sur lesquelles les commissions scolaires n’auront aucun droit de regard. Ces écoles pourront décider, totalement ou en partie, comment dépenser ces sommes selon leurs besoins.

Des écoles pourront utiliser l’argent versé par Québec pour l’achat de livres afin de financer d’autres services plus urgents, si les rayons de la bibliothèque scolaire sont assez garnis. Le même scénario est prévu pour l’aide aux devoirs.

Les écoles pourront aussi décider de se regrouper avec d’autres établissements pour maximiser les sommes disponibles, afin d’embaucher du personnel.

«Un bon début»

Pour la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, il s’agit d’un «premiers pas» dans la bonne direction.

«C’est un bon début. On commence à voir la volonté ministérielle de donner davantage d’autonomie aux écoles», affirme sa présidente, Lorraine Normand-Charbonneau, qui réclame depuis des années davantage de marge de manœuvre afin de mieux répondre aux besoins des élèves.

Des craintes

De son côté, la Fédération des commissions scolaires craint plutôt que cette décentralisation n’entraîne des problèmes d’équité et des coûts supplémentaires.

Dans le cas de l’aide alimentaire, les économies d’échelles réalisées par les achats regroupés au sein des commissions scolaires ne seront plus possibles, peut-on lire dans le mémoire transmis au gouvernement.

Les commissions scolaires soulignent par ailleurs que la décentralisation vers les écoles prévue pour l’an prochain est difficile puisqu’en cette fin d’année scolaire, plusieurs décisions sont déjà été prises pour l’an prochain.

Les commissions scolaires réclament par ailleurs un réel réinvestissement afin de mettre fin au «sous-financement chronique» des services offerts notamment aux élèves allophones et en difficulté.