/news/health
Navigation

Les cliniques de superinfirmières font la preuve de leur efficacité

Coup d'oeil sur cet article

Les cliniques de superinfirmières sont des modèles efficaces qu'on a tout intérêt à développer au Québec, montre un documentaire réalisé par l'Institut économique de Montréal (IEDM).

Selon l'organisme, elles permettent à des milliers de Québécois de recevoir certains soins rapidement, et cela, pour trois fois moins cher qu'une consultation médicale.

«Ce court documentaire a été fait dans le cadre de notre programme de recherche sur les soins de santé. L'IEDM avait déjà émis un premier avis sur le sujet. Nous sommes allés à la clinique SABSA (dans la Basse-Ville de Québec), ainsi que dans deux cliniques privées à Québec et Saint-Hippolyte. On a donné une voix aux patients qu'on entend rarement dans le débat sur les cliniques de superinfirmières», précise Pascale Déry, conseillère principale en communications à l'IEDM.

Mme Déry s'est entretenue avec des infirmières praticiennes spécialisées (IPS). Elle a également fait des entrevues avec des acteurs du réseau de la santé, dont le ministre Gaétan Barrette.

«Le ministre persiste et signe. Il ne veut pas d'une structure additionnelle dans le réseau de la santé, alors que ces cliniques de superinfirmières répondent à un besoin évident dans la population. En six mois, SABSA a inscrit plus de 1500 patients. Dans 95 % des cas, les gens soignés directement par les IPS n'ont pas à consulter un médecin», illustre Mme Déry.

Soignés rapidement

Les patients interrogés ont été très heureux d'avoir pu consulter l'infirmière praticienne spécialisée en 15 minutes. «Des personnes ne pouvaient pas obtenir de rendez-vous avec leur médecin ou elles n'en avaient pas. D'autres nous ont dit qu'elles n'avaient pas envie de se taper huit heures à l'urgence. Pourquoi le ministre s'entête à vouloir intégrer ces cliniques à la structure actuelle médico-centriste?», argue Mme Déry.

«Dans toutes les autres sphères et particulièrement en économie, le gouvernement n'arrête pas de dire qu'il faut la libéralisation des marchés, alors pourquoi en santé on n'est pas capable d'avoir cette variété-là qui répond aux besoins», déclare, dans le documentaire, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent.

Le Québec compte 294 IPS, comparativement à près de 2134 en Ontario, où l'on retrouve plus de 25 cliniques de superinfirmières.

Le documentaire «Cliniques sans médecins: pourquoi ne pas donner le choix au patient?» est accessible sur le site de l'IEDM.