/lifestyle/outings
Navigation

Friperie branchée dans Limoilou

Julie Caron (à gauche) et Lulie Igonène Hénault pilotent La Penderie.
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschère Julie Caron (à gauche) et Lulie Igonène Hénault pilotent La Penderie.

Coup d'oeil sur cet article

En pleine effervescence, la 3e Avenue dans Limoilou peut désormais compter sur sa toute première friperie vintage, une boutique à la fois branchée et accessible imaginée par de jeunes entrepreneures ambitieuses du quartier.

Oubliez les «racks» bondés de vêtements disparates où l’on se décourage avant même d’explorer l’offre: La Penderie se veut une friperie nouveau genre. Dans le demi-sous-sol de l’immeuble, de grands étalages faits de tuyaux de plomberie jonchent les murs blancs. Ils accueillent une variété de pièces uniques, bien visibles et faciles d’accès. Le local est invitant et surtout, épuré.

«On veut inciter les gens à venir souvent, à s’arrêter quand ils passent dans la rue. Des fois, on va dans des friperies et on a de la misère à chercher, tout est entassé. On a un back-store, on va sortir souvent du stock pour qu’il y ait toujours de la nouveauté», explique Lulie Igonène Hénault, qui tire les rennes de cette nouvelle boutique. Elle est aidée par son amie Julie Caron.

Second souffle

Les deux jeunes couturières se sont rencontrées il y a quelques années à l’étage au-dessus, qui accueille le Marquis de Brummell. Elles y travaillent encore à l’occasion, elles qui conservent un excellent lien avec le patron et propriétaire de la bâtisse, Jonathan Rioux. C’est lui, d’ailleurs, qui les a approchées alors qu’il souhaitait donner un second souffle au local situé au demi-sous-sol.

«Il avait envie de faire de quoi qui allait s’agencer avec tout ce qui se fait sur la 3e Avenue, où ça bouge beaucoup», explique Lulie, qui avait toujours caressé le rêve de se lancer en affaires. Devant l’offre de son patron, elle s’est mise en action, parcourant les friperies et les garde-robes de ses proches pour jeter les bases de son projet, destiné autant aux hommes qu’aux femmes.

«On avait le goût de faire de quoi de vraiment abordable, pour que les gens puissent acheter deux ou trois affaires à la fois et revenir après. Et je trouve ça encore plus beau parce que ces vêtements-là ont déjà eu une vie! Ils ont été portés à un moment donné dans un café et ils ont du vécu. Mais je pense que les gens sont de plus en plus conscientisés à ça», explique Lulie, qui assure que le prix des pièces ne dépasse généralement pas une trentaine de dollars.

Rétro et vintage

L’offre se veut rétro, vintage et assumée, sans toutefois tomber dans l’excentrique. «On voulait que les gens soient à l’aise. On ne voulait pas juste avoir des bombers [blousons] en satin multicolore! dit-elle. «Mais dès la première journée d’ouverture, c’est les choses les plus excentriques qu’on a vendues!» précise Julie.

La Penderie compte aussi une petite section qui regroupe des vêtements neufs. Une autre portion accueille les créations bohèmes de Carlo, jeune designer de la région, qui se portent à merveille lors des festivals estivaux. À cela s’ajoute un service de couture, de réparation et même de confection, qui pourrait s’ajouter en fonction de la demande.

Le duo espère pouvoir attirer non seulement la clientèle de Limoilou, mais aussi celle des quartiers avoisinants. Ouverte depuis le début du mois, La Penderie soulignera son arrivée officielle mercredi. Elle procédera du coup au vernissage des illustrations de l’artiste PisHier, dont les œuvres décorent les murs de l’endroit.

La Penderie, 659, 3e Avenue, secteur Limoilou, à Québec

L’occasion de faire du ménage!

Votre garde-robe regorge de pièces en bon état, d’actualité, que vous regardez vainement depuis des mois, voire des années? La Penderie vous offre de faire le ménage et d’échanger ces morceaux contre un crédit d’achat à la nouvelle friperie vintage de Limoilou.

«On a tous du linge qu’on ne met jamais ou qu’on n’a jamais mis! Je ne sais pas pour qui on a acheté ça! En le mettant en boutique, c’est le fun de se dire que quelqu’un va peut-être l’aimer et le porter plus que nous!» lance en riant la propriétaire, Lulie Igonène Hénault.

La jeune femme propose aux personnes intéressées de tout d’abord passer en boutique, question de bien saisir le style offert. «Parce qu’on ne va pas tout prendre. Il faut que ça respecte l’esprit du magasin», précise-t-elle.