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La logique a été respectée

Pendant les séries éliminatoires, Sidney Crosby m’a impressionné par son implication dans les trois zones, par son leadership et par son son désir de compétitionner à un niveau élevé chaque soir.
Photo d'archives Pendant les séries éliminatoires, Sidney Crosby m’a impressionné par son implication dans les trois zones, par son leadership et par son son désir de compétitionner à un niveau élevé chaque soir.

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Doit-on considérer la victoire des Penguins de Pittsburgh comme une surprise?

Pas du tout.

On s’est tous laissé influencer par le début de saison des Penguins, un début de saison marqué par plusieurs contre-performances de la part des joueurs identifiés de la formation, particulièrement Sidney Crosby.

Plusieurs avaient même jeté l’éponge. Les blessures et la nouvelle Ligue nationale, disait-on en coulisses, avaient ralenti le joueur étoile de l’équipe. Mais dans la nouvelle réalité de la ligue, alors que les jeunes joueurs se multiplient et que la vitesse est maintenant ce que recherchent toutes les formations du circuit, Crosby a compris que la polyvalence était un atout essentiel.

Pendant les séries éliminatoires, Crosby m’a impressionné par son implication dans les trois zones. Il m’a impressionné par son leadership et par son désir de compétitionner à un niveau élevé chaque soir.

On a vu les résultats. Son équipe, inspirée par un capitaine qui s’attarde aux succès de la formation plutôt qu’à ses statistiques personnelles, a éliminé coup sur coup des formations de premier plan comme les Rangers, les Capitals, le Lightning et les étonnants Sharks.

Il a entraîné sur son parcours des joueurs métamorphosés comme Phil Kessel et Cal Hagelin. Il a poussé Evgeni Malkin à élever son jeu d’un cran.

Dans la série finale, il a été nettement supérieur à Joe Thornton, et par moment, ce n’était pas un match entre les deux joueurs tellement Crosby était dominant. Les Penguins ont démontré hors de tout doute qu’ils représentaient la meilleure formation de la Ligue nationale. Cette domination, les Penguins l’exerçaient depuis le début de janvier, modifiant la donne et l’évaluation des équipes du circuit.

Ils méritaient amplement cette victoire parce qu’ils ont canalisé toutes les énergies en fonction de l’exécution, en fonction du jeu collectif. Mike Sullivan a bien dirigé ses effectifs, s’assurant qu’il opposerait aux Sharks trois trios avec des joueurs aux talents offensifs reconnus comme Crosby, Kessel et Malkin. Pour Peter DeBoer, comment pouvait-il contrer les Penguins avec ses duos de défenseurs? Ça allait avec Marc-Edouard Vlasic et Brent Burns, mais ça se gâtait avec Polak et Dillon.

La logique a été respectée.

Champions à nouveau en 2017 ?

Doit-on miser sur les Penguins pour répéter l’an prochain?

Ma réponse, c’est qu’il est beaucoup trop tôt pour faire des projections parce que tellement de changements peuvent survenir au cours des prochaines semaines, au cours des prochains mois.

Comme bien de ses homologues, Jim Rutherford et les Penguins auront des décisions à prendre en raison des modifications au plafond salarial. Ils devront également se préparer pour la séance de l’expansion impliquant la ville de Las Vegas.

Au cours des dernières années, les Blackhawks de Chicago ont dû échanger plusieurs joueurs afin de respecter le plafond salarial. Il s’agit d’un exercice qui oblige les décideurs à faire des choix déchirants, des choix que parfois les partisans ne comprennent pas.

Récemment, les Blackhawks ont échangé Bryan Bickell et Tuevo Teravainen uniquement pour des raisons pécuniaires. Artemi Panarin, par exemple, obtiendra un boni de 2,5 millions $ pour ses performances de l’an dernier. Ce boni s’applique sur la masse salariale de la saison 2016-2017.

Les Red Wings de Detroit devront maintenant trouver un moyen de refiler le contrat de Pavel Datsyuk à une autre formation de la ligue. Peut-être les Coyotes de Phoenix. Cependant, ils devront céder un joueur aux Coyotes comme les Blackhawks l’ont fait avec les Hurricanes.

Si, comme on l’a annoncé cette semaine, les joueurs acceptent de hausser le plafond salarial en contribuant financièrement, cela veut dire que le plafond sera entre 72 et 73 millions $ l’an prochain. Une nouvelle qui doit sûrement soulager quelques directeurs généraux. Par contre, ceux qui ne respectent pas le plancher salarial auront de sérieux ennuis.

Pourquoi échanger Matthews ?

Une semaine qui lancera la prochaine saison et on s’attend à plusieurs rebondissements avant la séance de sélection des joueurs amateurs et pendant la séance de sélection.

Évidemment, le sujet de discussion à travers la ligue est: les Maple Leafs de Toronto repêcheront-ils Auston Matthews ou encore échangeront-ils leur tout premier choix?

Après avoir discuté avec plusieurs recruteurs de la Ligue nationale, je serais étonné que les Leafs échangent leur choix et tout le monde prévoit que Auston Matthews évoluera avec les Maple Leafs l’hiver prochain.

Les recruteurs me disent que si Matthews avait été éligible au repêchage de l’an dernier, Connor McDavid aurait été le premier choix, mais Matthews aurait devancé Jack Eichel.

On a ajouté que Matthews était un joueur plus complet que Eichel et ses performances au Championnat du monde ont convaincu ceux qui entretenaient des doutes.

McDavid est un joueur un peu plus rapide que Matthews voila la différence entre les deux patineurs. Cependant, on soutient que Matthews est créatif, qu’il est intelligent, qu’il sait comment se comporter dans son territoire et qu’il prend les bonnes décisions.

Pourquoi échanger un joueur aussi talentueux?