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Hivon veut un congé parental pour les députés du Québec

Elle veut favoriser la conciliation « famille-politique »

POL-VÉRONIQUE HIVON
Photo d'archives, Agence QMI La candidate à la direction du Parti québécois Véronique Hivon en compagnie de sa fille et de son conjoint, lors du lancement de sa campagne le 9 mai dernier.

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Pour attirer davantage de jeunes parents en politique, les députés du Québec devraient avoir droit à des congés parentaux, croit Véronique Hivon.

La candidate à la direction du Parti québécois a plusieurs idées pour favoriser la conciliation «famille-politique». «J’ai été élue le 8 décembre 2008 et le 15 décembre, j’ai adopté. Lors de ma première rencontre à la suite de cet événement, j’ai posé des questions à propos des politiques d’absences pour congé de maternité et je suis tombée en bas de ma chaise lorsque j’ai su qu’il n’y avait rien de prévu», a lancé Mme Hivon en entrevue avec Le Journal.

Les départs de Pierre Karl Péladeau et avant lui du député libéral Gilles Ouimet lui ont rappelé la difficulté de faire rimer politique et vie familiale. Elle propose un plan d’action pour rendre la vie plus facile aux parents qui ont une carrière à l’Assemblée nationale.

Elle recommande que les élus aient accès à un calque du Régime québécois d’assurance parentale, qui permettrait 18 semaines de congé de maternité et cinq semaines de congé de paternité.

Pour y arriver, ceux qui s’absentent pourront compter sur un député parrain ou marraine à qui ils confieraient l’exercice du vote et qui prendrait la relève dans la circonscription. Ils ne seraient pas les seuls: les élus municipaux du Québec ont justement droit à 18 semaines de congé parental à la suite de l’adoption d’un projet de loi en juin.

«L’ordre des choses»

Elle croit que ce régime serait aussi tout à fait compatible avec la fonction de ministre.

«Un ministre devrait pouvoir se faire remplacer. On l’a vu récemment lorsque certains ministres sont tombés malades. C’est la même chose. Ça devrait être dans l’ordre des choses», dit-elle.

Mme Hivon souhaite que les travaux parlementaires fassent davantage appel aux nouvelles technologies.

«La réalité pour beaucoup de députés, c’est la vie dans deux villes différentes. Il n’y a pas de raison de ne pas utiliser la visioconférence pour les commissions parlementaires qui se déroulent lorsque le Parlement ne siège pas», estime la députée.

Elle demande à chaque formation politique de donner aux élus une journée de week-end par deux semaines complètes réservée à la famille et propose la création de haltes-garderies lors d’activités partisanes les fins de semaine.

Ces haltes-garderies seraient disponibles pour les élus, mais aussi pour les militants qui souhaitent se déplacer avec leur famille. Elles seraient à la charge des partis.