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Des chercheurs montréalais ouvrent la porte à un traitement contre la rétinopathie diabétique

Des chercheurs montréalais ouvrent la porte à un traitement contre la rétinopathie diabétique
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MONTRÉAL – Des chercheurs montréalais ont réussi à expliquer comment l’influence d’une protéine chez des diabétiques joue un rôle dans le développement de la rétinopathie diabétique, une affection de la vue grave qui touche 500 000 Canadiens.

«Nous avons identifié un nouveau mécanisme fondamental où une protéine nommée la netrine-1 est métabolisée en petits fragments avec des propriétés néfastes pour les vaisseaux diabétiques», a expliqué le Dr Mike Sapieha, chercheur à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et professeur en ophtalmologie à l’Université de Montréal, par communiqué.

«En temps normal, la nétrine-1 contribue à préserver la santé des vaisseaux sanguins. Dans le diabète, elle est coupée en fragments qui attaquent l’étanchéité des vaisseaux sanguins», a-t-il ajouté à la suite de tests effectués sur des souris.

Mike Sapieha précise qu’une enzyme, la métalloprotéine-9, est responsable de cette dégradation. Il croit donc qu’en la neutralisant, les vaisseaux sanguins de la rétine seront mieux préservés, comme ce fut le cas lors de tests sur des souris diabétiques.

Cette découverte ouvre donc la porte à des études futures pour déterminer le potentiel thérapeutique de cette approche jugée «porteuse d’espoir» pour contrer la rétinopathie diabétique.

Cette maladie, qui se caractérise pour une détérioration progressive de la vue en raison de la dégénérescence des vaisseaux sanguins et d’infiltrations de liquide dans la rétine, est en progression avec le vieillissement de la population.

Environ 90 % des diabétiques de type I sont touchés par cette affection après 10 ans, tout comme le tiers des diabétiques de type II après 20 ans.