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Détresse psychologique: plus de ressources sont réclamées pour les hommes

Le décès de Simon Simard, tombé sous les balles des policiers alors qu’il était vraisemblablement en détresse, est venu rappeler le manque de ressources pour les hommes aux prises avec des problèmes psychologiques.
Photo collaboration spéciale, Roger Gagnon Le décès de Simon Simard, tombé sous les balles des policiers alors qu’il était vraisemblablement en détresse, est venu rappeler le manque de ressources pour les hommes aux prises avec des problèmes psychologiques.

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Le décès de Simon Simard, abattu par les policiers samedi alors qu’il était en détresse et fortement intoxiqué, rappelle le manque criant de ressources destinées aux hommes dans la région.

La médiatisation de nombreux cas de détresse psychologique chez les hommes force la société à s’interroger sur les ressources d’aide mises à leur disposition, estime le directeur général du Réseau Hommes Québec, Richard Bellemare.

Sa visite dans la région était prévue depuis un certain temps, mais avec les événements qui ont mené à la mort de Simon Simard la semaine dernière, son passage tombe à point nommé.

Convaincre les hommes

L’organisme qui offre des services et des groupes d’entraide destinés aux hommes a entrepris une tournée provinciale visant à évaluer les besoins dans chaque région.

Mais encore faut-il les convaincre de demander de l’aide. Il s’agit d’un défi de taille puisque la plupart des postes du réseau de la santé et des services sociaux sont occupés par des femmes et que les ressources financières sont davantage destinées aux femmes.

«Selon les statistiques, les femmes reçoivent du gouvernement environ 11 dollars pour 1 dollar pour les hommes en ce qui concerne l’aide gouvernementale», mentionne Réjean Vachon, coordonnateur régional du Réseau Hommes Québec.

«Les hommes ont encore de la difficulté à confier leurs problèmes de sexe ou conjugaux à une femme», remarque aussi Antonin Séguin, qui est devenu membre du Réseau à la suite du décès de son père.

Les coordonnateurs de l’organisme dans la région ont eu l’occasion de discuter de différentes pistes de solutions jeudi. «Je crois que c’est un problème qui est présentement en voie de résolution, précise Richard Bellemare. Il y a une prise de conscience beaucoup plus forte des besoins des hommes qui ne sont pas nécessairement comblés.»

Il souhaite, par cette tournée provinciale, augmenter la visibilité de Réseau Hommes Québec et se doter d’une planification stratégique pour les trois prochaines années.

En plus du décès du jeune Simard, un homme de 44 ans en crise sur la rue J.R. Théberge est aussi tombé sous les balles des policiers en mars dernier, ce qui continue de rappeler le manque criant de ressources destinées aux hommes.