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Deux pilotes devant la justice écossaise pour facultés affaiblies

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Deux pilotes d’Air Transat ont été accusés devant le tribunal après avoir été arrêtés à l’aéroport de Glasgow, soupçonnés d’avoir eu les facultés affaiblies par l’alcool au moment de prendre les commandes d’un vol vers Toronto avec 250 passagers.

Jean-François Perreault, 39 ans, et Imran Zafar Syed, 37 ans, ont été placés en détention provisoire.

Dénoncés par des collègues de travail, le pilote et le copilote qui habitent en Ontario ont été arrêtés par la police écossaise un peu avant le décollage. Selon le Daily Record, les pilotes se trouvaient dans le cockpit. Ils doivent revenir devant la justice d’ici huit jours. La direction d’Air Transat a refusé de commenter.

Les passagers ont passé la nuit à l’hôtel en attendant leur nouveau vol, qui a atterri hier à Toronto.

Dans une lettre à ses clients, Air Transat a présenté ses excuses et a offert un crédit de 200 $ sur un prochain vol. L’incident a certainement coûté des milliers de dollars à l’entreprise, qui n’avait pas d’autre choix.

Les deux pilotes auront droit à des services consulaires, a expliqué la GRC.

Reconnaître les signes

Au pays, tous les permis de pilotes sont délivrés par Transports Canada, et des sanctions peuvent s’appliquer même si une infraction a été commise à l’étranger. S’ils sont reconnus coupables, leur permis pourrait être révoqué. Leur défense demeure inconnue pour le moment.

«Les autres pilotes disent qu’ils n’avaient pas besoin de ça. C’est 12 heures de sobriété chez Transat. Ça prend une bonne discipline et une bonne hygiène de vie. C’est facile de se retrouver en Écosse et de l’échapper dans un pub», explique Charles-Éric Lamarche, consultant et spécialiste en aviation.

Efficaces

Selon lui, les mesures existantes ont été très efficaces.

«On enseigne comment reconnaître un pilote qui n’est pas en état de voler en raison de la fatigue, de la drogue ou de la boisson. Ça me rassure que le processus soit efficace. Ils n’ont pas pris les commandes de l’appareil.»

«Il existe un programme de réhabilitation pour aider ceux qui en ont besoin. Ils ont une seule chance de se reprendre. Chez Transat, ils ont déjà un pilote célèbre qui avait un bon dossier judiciaire», a commenté un autre expert, faisant référence au commandant Robert Piché.

— Avec Pierre-Olivier Fortin, AFP et l’Agence QMI