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Entre l’inquiétant et le ludique

Une fête foraine au parc du Musée

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Il n’y aura pas d’Expo Québec cet été, mais l’esprit de la fête foraine est bien en vie, jusqu’au 7 août, au parc du Musée national des beaux-arts du Québec.

Oubliez les manèges traditionnels, les jeux d’adresse douteux et la barbe à papa, l’exposition Humanorium – L’étrange fête foraine, présentée par ­EXMURO arts publics, est un clin d’œil moderne au passé.

Cet événement en art actuel, ouvert tous les jours, de 13 h à 23 h, propose neuf attractions mises sur pied par des artistes de Québec, Montréal, Toronto et Barcelone.

On peut faire un tour dans un carrousel déjanté, fabriqué avec des clôtures de sécurité et des paniers d’épicerie, visiter un Musée de la mort, regarder des photos de gens qui manipulent leurs corps et qui s’affichent sur le web et se faire ­raconter une histoire ou sa destinée par une voyante à partir de cartes qu’elle a créées.

Le Petit Acousmonium est une petite cabine où, dans la noirceur, on peut ­entendre un maelström sonore de sons liés aux parcs d’attractions.

«J’ai fait de la capture de sons à La Ronde et dans la section manèges des Galeries de la Capitale, et j’ai enregistré des spectacles de feux d’artifice à Montréal pour en faire une masse sonore liée aux ambiances des fêtes foraines», a ­expliqué l’artiste Érick d’Orion.

Regard sur l’être humain

Vincent Roy, directeur général et artistique d’EXMURO, a eu l’idée de cette fête foraine hors du commun et gratuite, lors d’une visite à Expo Québec, avec sa fille, il y a sept ans.

«On est allé dans une maison des horreurs dans une roulotte. Ça coûtait autour de 8 $ pour deux personnes et la moitié des affaires ne fonctionnaient pas. Il n’y avait aucun feeling et c’était décevant. J’ai pu voir l’arrière du décor et ça m’a donné l’idée d’en faire une version artistique», a-t-il raconté, aujourd'hui, lors d’un point de presse.

Une idée qui a été lancée, qui a évolué et qui a fait son chemin pour en arriver à Humanorium – L’étrange fête foraine.

Vincent Roy croit que cette initiative a du potentiel pour se promener un peu partout à Québec, au Québec, au Canada et sur la côte Est américaine.

«Je vois cette installation se bonifier et vivre durant 10 ans. C’est une exposition qui se situe entre l’inquiétant et le ludique. Humanorium, c’est un regard sur l’être humain, ses beautés et aussi ses failles. Il y a des malaises et des questionnements», a-t-il poursuivi, précisant que certains pavillons demandent une supervision parentale.


Humanorium – L’étrange fête foraine est présentée jusqu’au 7 août au parc du Musée national des beaux-arts du ­Québec.