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Les Québécois en ont marre des hausses d'électricité

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Constatant que les Québécois en ont marre des hausses de tarifs d’électricité, l’ACEF de Québec assure qu’Hydro-Québec rencontrera les organismes de défense des droits des consommateurs sur son chemin d’ici à ce que la Régie de l’énergie rende sa décision.

«On fini par en avoir marre, les consommateurs, de payer, payer toujours plus, alors que les revenus n’augmentent pas en conséquence», a réagi Francine Hamel, consultante budgétaire à l’ACEF de Québec.

Avec 2,4 G$ versés en dividende au gouvernement du Québec, l’an dernier, Mme Hamel constate qu’Hydro-Québec, plus que jamais, est devenue «la vache à lait du gouvernement».

Comme plusieurs autres organismes de défense des droits des consommateurs (vacances obligent, la plupart n’étaient pas disponibles pour commenter au moment d’écrire ces lignes), l’ACEF de Québec sera consulté par la Régie des l’énergie d’ici la fin de l’année  concernant la demande de hausse tarifaire déposée par Hydro-Québec.

Généralement, la Régie fait connaître sa décision en mars, soit un mois avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs.

Les plus taxés en Amérique du Nord

À Hydro-Québec, qui fait valoir que ses tarifs demeurent les plus bas en Amérique du Nord, la députée caquiste de Saint-Hyacinthe rappelle que les Québécois demeurent les plus taxés en Amérique du Nord.

«Depuis le retour des libéraux au pouvoir, c’est environ 1400 $ de hausses de tarifs que les Québécois doivent subir. En quelque part, ça fait baisser leur pouvoir d’achat», déplore Mme Soucy.

«On blâme parfois Hydro-Québec, mais souvent Hydro-Québec est instrumentalisée par le gouvernement, qui depuis plusieurs années est formé par les libéraux. Ce sont les contribuables qui en paient le prix.»

La porte-parole caquiste en matière d’énergie songe notamment aux éoliennes, dans lesquelles le gouvernement a décidé d’investir massivement, même si l’opération n’était pas rentable.

Interrogé par notre Bureau parlementaire, le porte-parole d’Hydro-Québec, Marc-Antoine Pouliot, a indiqué que la pression attribuable au secteur de l’éolienne, des nouveaux approvisionnements en biomasse et des petites centrales ne représente cette fois que 0,2 % de la modification tarifaire demandée.