/lifestyle/interviews
Navigation

Comment trouver l'amour à l'épicerie (et ailleurs)

Coup d'oeil sur cet article

Non, les 275 personnes âgées de 25 ans et plus au IGA Lebourgneuf vendredi soir ne faisaient pas leurs courses hebdomadaires: ils socialisaient en espérant trouver le «match parfait», une personne avec qui partager leur quotidien. 

En arrivant à l'épicerie sur le boulevard des Gradins, les célibataires pigeaient une pastille de couleur. Entre 15 et 20 personnes portaient la même couleur et lorsque deux personnes de même couleur s'associaient, ils se rencontraient à un endroit organisé pour une séance de «speed dating». Une limousine était aussi à l'entrée pour amener 3 «couples» pour, encore une fois, des rencontres éclair. 

Est-ce qu'un couple s'est formé à la suite de cette soirée? Impossible à dire pour le moment, mais c'est le pari que prend Mélanie Trudel de Célibataire Québec, qui organise des soirées de rencontres «Célibataires sans critères»: les gens n'ont pas le droit d'y mentionner leur âge, leur profession ou depuis quand ils sont sur le marché des agents libres. 

Le réel plutôt que le virtuel

Mélanie Trudel tente de délaisser le virtuel au profit de rencontres en tête à tête, et c'est pour cette raison qu'elle organise des soirées semblables. 

«Énormément de gens sont complètement blasés du virtuel. Souvent, ils sont déçus des rencontres qu'ils font. Aussi, avec le virtuel, c'est facile de se monter une personnalité. En personne, les gens ne peuvent pas se cacher derrière un écran», justifie-t-elle.

Elle tient à dire que même si on ne trouve pas l'amour, on peut tout de même tisser des liens.

«C'est léger, nos activités. Je les appelle aussi "amitiés-rencontres". Pour baisser les barrières, mon concept "sans critères" semble plaire aux gens. Si ça "clique", c'est pour les bonnes raisons. Par la suite, ils peuvent jouer le jeu (de ne rien dire) aussi longtemps qu'ils le veulent, mais pendant l'activité, on demande aux gens de ne pas mentionner ces critères», explique Mélanie Trudel.

Aucun cas n'est désespéré

Êtes-vous du genre à croire qu'être célibataire est votre destinée et que jamais, au grand jamais, vous ne trouverez l'amour?

«C'est impossible», mentionne Mélanie. Par contre, l'amour ne vous tombera pas dessus comme par magie: il faut travailler et surtout, ne pas avoir peur d'aborder les personnes qui vous plaisent.

«Premièrement, il faut apprendre à être bien seul. Si vous avez besoin de quelqu'un à tout prix pour combler un vide, ce n'est pas bon. Lorsque c'est fait, vous pouvez être ouvert à rencontrer l'amour et à ce moment, faire de belles rencontres», détermine-t-elle. 

Selon elle, le format de ses activités, comme la soirée organisée au IGA Lebourgneuf vendredi, facilite grandement la tâche à tout le monde qui s'y présente dans le but de socialiser et de «flirter».

«Pendant nos activités, ce qu'on suggère, c'est de commencer par les jeux de groupe. C'est beaucoup moins intimidant que le «speed dating». On a aussi des entremetteurs qui permettent aux gens de s'introduire aux autres plus facilement. Par contre, c'est certain qu'il faut faire les premières approches. Vous ne pouvez pas venir à nos activités, rester sur place et attendre que les gens viennent à vous. C'est sur que vous trouverez l'activité ennuyante. Il faut chacun faire son petit bout de chemin et c'est à ce moment qu'on peut avoir de beaux résultats», termine Mélanie Trudel de Célibataire Québec.