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Une ruche productive

Le Collège Saint-Charles-Garnier se lance dans l’apiculture et pourra bientôt vendre son propre miel

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Perchées sur le toit du Collège Saint-Charles-Garnier dans le cadre d’un projet étudiant, des abeilles sont devenues les troisièmes meilleures productrices de miel de la région.

L’entreprise Alvéole, qui installe des ruches en milieu urbain à des fins éducatives, s’est associée avec le Collège Saint-Charles-Garnier. La direction désirait un projet de science appliquée pour les élèves de premier cycle.

«Il y a quatre classes de premier cycle. L’objectif était de faire vivre une expérience. Les jeunes aiment vraiment ça», souligne le directeur Marc-André Séguin. «On peut apprendre dans un livre, mais lorsque tu fais monter un jeune sur un toit comme ici, ça, c’est de la science appliquée, et tu t’en souviens. En le voyant, ils s’intéressent un peu plus.»

Le directeur espère maintenant pousser l’exercice plus loin et augmenter la production dans un avenir rapproché. «L’idée est de peut-être multiplier les ruches pour avoir une ruche par classe, pour que chacun puisse créer son miel et créer une compétition saine.»

D’ailleurs, lors des portes ouvertes, les élèves pourront vendre le miel qu’ils auront récupéré. «Imagine, les jeunes vont vendre leur miel! On a fait faire des étiquettes», relate M. Séguin.

Des milliers

«Il y a un atelier en classe, puis un atelier sur le toit avec les élèves», explique Gabriel Gagnon, employé d’Alvéole. «On parle du goût du miel, mais aussi de la floraison. Il y a aussi un atelier d’extraction du miel. Il y a quelque chose d’éducatif, car chaque ruche va créer un miel différent. Chaque ruche a sa propre histoire. Une école secondaire, c’est la fenêtre parfaite pour atteindre le plus de personnes. On explique la pollinisation. On explique également le sort des abeilles, qui vivent un déclin mondial», précise l’apiculteur passionné.

Aujourd’hui, la ruche de Saint-Charles-Garnier se classe parmi les trois ruches les plus productives en miel de l’entreprise dans la région. «Nous avons des ruches dans 30 emplacements», indique Alex Mclean, l’un des cofondateurs d’Alvéole. «L’idée, c’est vraiment le volet éducation.»

Déjà, des résidents du secteur ont souligné avoir observé une différence dans la pollinisation du quartier cet été. «C’est communautaire, c’est le fun», a décrit le directeur de l’école.