/sacchips/touching
Navigation

Cancer du sein: Andréanne Sasseville la courageuse

Coup d'oeil sur cet article

Dans une série de deux capsules de 15 minutes chacune, Andréanne Sasseville et Philippe Brach échangent leurs rôles, le musicien devenant l’animateur et l’animatrice son invitée.

L’exercice aurait pu être périlleux, mais donne plutôt place à un moment de communion extraordinairement touchant entre les deux complices.

Après avoir abordé le parcours de l’animatrice dans la première partie—responsables des communications du SPVM («What de fuck?», de commenter Brach), un bref passage à MusiquePlus, puis 11 ans chez SiriusXM, où elle s’est fait la porte-parole des artistes émergents—, Brach annonce sans ambages que la deuxième portion de l’entrevue portera sur un sujet «un peu plus trash, moins l’fun»: le cancer.

«Un beau mot d’marde.»
Philippe Brach

Si elle n’a jamais caché sa maladie aux gens qui l’entourent, Andréanne Sasseville en avait très peu fait état dans les médias. En fait, c’est la toute première fois qu’elle accorde une entrevue à quelqu’un d’autre, elle qui est si habituée à tirer des confidences des artistes qu’elle reçoit pour ses capsules avec SiriusXM.

Pourtant, dans cette entrevue coup de poing, mais jamais larmoyante menée par Philippe Brach avec une grande sensibilité, elle se livre sans aucune gêne, en toute transparence, avec un aplomb impressionnant.

«J’ai été diagnostiquée en mai 2014», raconte-t-elle. «C’est un cancer du sein génétique qui a métastasé au foie, aux poumons et aux os. [...] Moi je suis rendue au stade 4 [le stade de cancer le plus avancé, ndlr.]», raconte-t-elle.

Un cancer causé par une rare mutation du gène PALB2, qui multiplie de 8 à 9 fois les risques de cancer du sein ou du pancréas chez les femmes de moins de 40 ans. (source : MedScape.com)

Deux ans et trois types de traitements de chimio après son diagnostic, après deux mastectomies, une ablation des ovaires et des trompes, la maladie gagne toujours du terrain.

«Malgré tout ça, les métastases continuent de se faire un party et de trouver des nouvelles pièces.»

Forte et rebelle, la jeune femme ne perd pas espoir et continue de mordre dans la vie.

«Plus ça avance, plus je suis déterminée», dit-elle.

«Je me dis qu’il y a tout le temps une solution. Pis même quand il n’y en aura plus, la mort, ça sera la solution. Dans la mesure où ça sera uniquement une autre étape. Mais j’suis pas rendue là, j’ai pas envie d’être rendue là.»

Comme le dit si bien Philippe Brach:

«T’es non seulement forte et belle, mais t’es une sempiternelle source d’inspiration.»

Andréanne, que ton courage et ta détermination puissent servir d’exemple à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, sont touchés par la maladie.