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Une première impression réussie pour le Suisse Philipp Kurashev

Philipp Kurashev
Photo Mario Morissette Philipp Kurashev

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Il y a deux ans, presque jour pour jour, un petit blondinet et freluquet venu d’Europe participait à un premier match intra équipe chez les Remparts de Québec

La saga entourant l’absence du Russe Vladislav Kamenev avait permis à Dmytro Timashov de patiner sous le radar, mais l’entraineur en chef Philippe Boucher avait invité les gens des médias à diriger leur regard vers cette sélection tardive à l’encan européen. Il flairait déjà les prouesses futures de son numéro 88.

Dimanche lors d’un match Blancs/Rouges joué au Pavillon de la Jeunesse, Kurashev, un Suisse aux racines russes, n’est pas demeuré dans l’ombre bien longtemps. À 6 pieds 2 pouces et 180 livres, difficile de passer inaperçu!

Au-delà de son physique, le joueur de centre de 16 ans (il aura 17 ans le 12 octobre) a démontré un sens affûté du hockey et il a habilement alimenté ses ailiers Igor Larionov fils et Louis-Filip Côté sans que ceux-ci réussissent à mettre la rondelle au fond du but. Difficile de compter quand on ne tire pas vers le filet!

«Philipp a été bon avec la rondelle et il est bon passeur. À l’exemple des deux autres membres de ce trio. D’ailleurs, il faudra peut-être songer à les séparer», a lancé Philippe Boucher.

Malgré son jeune âge, Kurashev a paru responsable dans les trois zones. Une facette qui échappe à un bon nombre d’Européens d’âge junior!

«On a pu voir que sa compréhension du jeu défensif ne sera pas un problème. Il sait employer son bâton (pour couper des lignes de passes) et il a été efficace dans le cercle des mises en jeu. À l’exemple d’un Timashov, il semble posséder l’habileté de rendre ses coéquipiers meilleurs.»

Enfin sur la glace

Kurashev attendait anxieusement cette première journée du camp depuis sa réclamation par les Diables rouges à la fin juin. «J’étais vraiment excité à l’idée de revêtir l’uniforme et d’amorcer le camp d’entrainement. Igor et moi avons joué ensemble durant un tournoi la saison dernière dans la région de Detroit et nous nous sommes entrainés ensemble cet été. On se connaît bien», a dit le Suisse qui parle quelques langues et comprend un peu le français.

Objectifs collectifs

Puisque le calibre de jeu de la LHJMQ lui est inconnu, celui qui a défendu les couleurs helvètes chez les moins de 16, 17, 18 et 19 ans ne se fixe pas d’objectifs numériques. «Je veux jouer au maximum de mon potentiel et aider l’équipe à remporter des matchs.»

À Québec depuis vendredi, Kurashev n’a pas eu le temps de découvrir tous les charmes de la ville. «Je n’ai pas eu le temps, mais je suis déjà venu à Québec pour le tournoi pee-wee», a-t-il rappelé.

Puis, la présence de Céline Dion au Centre Vidéotron jusqu’à la fin de la semaine, l’obligera à patienter avant de découvrir les charmes du majestueux amphithéâtre.

«J’ai hâte!», a conclu Kurashev qui a adopté le numéro 96 porté au cours des trois dernières saisons par l’inimitable Zachery Moody.