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Enfants en milieu fermé ou sectaire: de meilleurs outils pour la DPJ

La ministre Lucie Charlebois veut des solutions pour agir dans les milieux sectaires

Caucus liberal
Photo d'archives Simon Clark La ministre Lucie Charlebois.

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La ministre Lucie Charlebois compte «accélérer» les travaux visant à élaborer un guide d’intervention pour mieux outiller les intervenants qui ont à travailler auprès des enfants en milieu fermé ou sectaire.

La Commission des droits de la personne et de la jeunesse blâmait, jeudi, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de Québec pour ne pas avoir assuré la sécurité de garçons confiés au pasteur Claude Guillot, qui les aurait maltraités et séquestrés.

Sur quatre signalements reçus entre 2004 et 2014, deux ont lésé les droits des jeunes, tranche la Commission. Qui plus est, Le Journal révélait lundi qu’un autre signalement avait vainement été placé en 1992 dans cette affaire.

Rappel des recommandations

Tout comme elle l’a fait l’an dernier pour la situation des enfants impliqués dans la communauté Lev Tahor, la Commission milite pour la création d’un guide de pratiques et de la formation afin d’aider les intervenants.

Depuis janvier 2015, un comité de consultation se réunit à cet effet, confirme la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse. «Est-ce que ça va assez vite? À mon sens, non. Alors j’ai demandé d’accélérer les travaux pour que ça soit prêt bientôt», assure-t-elle.

Communication

Lucie Charlebois estime d’ailleurs qu’une partie de la solution afin de mieux gérer les cas de groupes sectaires ou fermés réside dans l’échange d’information et une meilleure communication entre tous les partenaires. «On ne peut pas dire que c’est l’affaire des services sociaux ou l’affaire de l’éducation, non, c’est notre affaire à tous et il faut partager l’information pour faire en sorte qu’on puisse dépister vite, réagir vite et avoir les bonnes actions au bon moment», résume-t-elle.

Pasteur guillot

Questionnée précisément sur le cas de Claude Guillot, la ministre Charlebois préfère regarder vers l’avenir plutôt que le passé. «Je ne peux rien faire pour 1992, 2004, 2005, c’est plate, j’en conviens. Mais je veux m’activer cette année pour m’arranger que ça ne se reproduise pas», termine-t-elle.