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L’impro a la cote à Québec

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Photo Daniel Mallard Au Club d’impro, des comédiens doivent improviser selon les «jeux» ou «défis» du créateur Louis-Olivier Pelletier (debout, au centre) et du musicien Alexandre Racine.

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Vous aimez les spectacles d’humour et le théâtre? Vous êtes prêts à débourser le gros prix pour un «one-man-show» ou une pièce? Les soirées d’improvisations sont là pour vous et à moindre prix.

Se mettre en danger dans le but de divertir, sans texte ni mise en scène, tout en étant créatif, drôle et pertinent: voilà le défi que relèvent haut la main les improvisateurs du Québec.

L’offre de spectacles d’improvisations est en hausse à Québec depuis quelques années, et la qualité aussi.

Le Club d’impro et le Punch Club sont deux joueurs en pleine ascension, mettant en vedette les meilleurs improvisateurs de la région et de la province. Le principal but de leurs spectacles: divertir le public au maximum.

Le goût du risque

Au Club d’impro, quatre comédiens aux grands talents doivent improviser selon les «jeux» ou «défis» du créateur Louis-Olivier Pelletier et du musicien Alexandre Racine.

«Il faut absolument voir ce que le Club d’impro propose, parce que ce sont les meilleurs éléments de l’impro à Québec qui se rassemblent en dehors de toute compétition», relate Louis-Olivier Pelletier, précisant que les acteurs sortent «littéralement de leur zone de confort».

Parfois, ils doivent parler en même temps ou encore exécuter une improvisation dans laquelle les bruits sont catapultés par des gens du public.

«Certains des jeux sont super difficiles à exécuter, on trébuche. Le public adore ça, affirme Louis-Oliver. Nous sortons du cadre classique connu au Québec», souligne l’improvisateur qui propose aussi les formes longues dans lesquelles les improvisations peuvent parfois durer plus de 25 minutes.

Sans règles

À l’inverse, il y a le Punch Club. Des confrontations d’improvisation en équipe de trois où la concurrence atteint son paroxysme. Sans règle, dans le style d’une bataille de rap, les joueurs s’affrontent pour la ceinture de championnat. «Ce sont les meilleurs joueurs d’impro au Québec, mais ça pourrait s’appliquer sur le monde entier», ose même avancer Dominic Lapointe, l’un des trois fondateurs du Punch Club. «Il y a zéro règle, pas de punitions. Il y a que des thèmes et des durées», explique-t-il. Un gag n’attend pas l’autre, souligne Dominic. Des vedettes comme Florence Longpré (Like-moi) et Ève Landry (Unité 9) y jouent régulièrement.

«Les spectacles sont à la hauteur. On réussit à avoir des joueurs de calibre assez impressionnant. Les gens sont prêts à payer 75 $ pour aller voir François Bellefeuille ou n’importe quel autre humoriste. Alors, ils sont capables de payer 15 $ pour venir voir ce spectacle-là qui, à mon avis, est beaucoup plus drôle. Le ratio rire-dollar est plus élevé, sans compter la variation de styles dans le spectacle».