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Le projet de piste cyclable sur Grande Allée refait surface

La Ville de Québec pourrait ressusciter ce projet enterré en 2008

piste cyclable
Photo Simon Clark Les cyclistes qui empruntent la Grande Allée sont coincés entre les voies de circulation et le trottoir. La Ville songe à y aménager, à long terme, une piste cyclable. 

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La Ville de Québec songe à ressusciter le projet de piste cyclable sur Grande Allée entre Holland et de Bougainville.

Le projet d’une voie cyclable est-ouest qui permettrait aux amateurs de vélo de suivre le boulevard Laurier et la Grande Allée jusque dans le Vieux-Québec a alimenté la chronique au tournant des années 2000. L’administration Labeaume avait rejeté en 2008 le trajet sur Grande Allée, privilégiant un parcours le long de René-Lévesque, sur Père-Marquette.

Or, l’axe Grande Allée sera revisité, et l’idée d’une piste cyclable entre l’avenue Holland et l’avenue de Bougainville sera intégrée au futur programme particulier d’urbanisme (PPU) du secteur Belvédère. «On cherche à faciliter la fluidité des déplacements à vélo. On l’a mis dans le PPU parce qu’il y a une sensibilité pour ça chez les gens», explique la vice-présidente du comité exécutif de la Ville, Julie Lemieux.

La conseillère précise cependant que le projet n’est pas pour demain matin. «C’est du long terme. Le jour où on refera la rue, on pourrait penser à des aménagements cyclables.»

Il est déjà établi que la piste ne pourra pas être prolongée au-delà de Bougainville, faute d’espace. On prévoit plutôt faire bifurquer les cyclistes vers les plaines d’Abraham.

Pas de voie en moins

La piste sera en fait le prolongement de la voie cyclable déjà établie entre la Cité universitaire et l’avenue Holland. Le nouveau tronçon ne se fera pas en retranchant une voie de circulation, promet Julie Lemieux. On ne rognera pas non plus sur les espaces verts. Il faudra donc composer avec les espaces parfois limités. «Il y a des enjeux. Ce n’est pas si simple que ça.»

Le PPU prévoit aussi un lien cyclable Haute-Ville−Basse-Ville. L’artère reste à déterminer, mais pour l’instant, la Ville entrevoit une possibilité sur Joffre. «On sonde la population. Est-ce que c’est la meilleure rue? On a besoin d’un lien nord-sud et on veut en réaliser un», soutient Mme Lemieux.

«Le plus tôt sera le mieux»

Accès transports viables se réjouit des intentions de la Ville. Québec est déjà en retard dans le développement du réseau cyclable, estime son directeur général, Étienne Grandmont, mais il reconnaît le «bon travail» fait récemment et comprend qu’on veuille attendre la réfection de la rue avant d’agir.

«Pour nous, ça ne va pas assez vite, bien entendu, parce qu’il y a beaucoup de retard à rattraper. Le plus tôt sera le mieux.»

Il faudra ensuite s’attaquer au chemin Sainte-Foy, prévient M. Grandmont, une artère qui pourrait être très utilisée par les cyclistes.