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Entente de principe au Hilton Québec

Entente de principe au Hilton Québec
Photo Agence QMI, Aurélie Girard

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Les 300 employés du Hilton Québec pourraient bientôt se retrouver avec un nouveau contrat de travail alors que la direction de l’établissement et le syndicat des travailleurs sont arrivés à une entente de principe octroyant des hausses salariales de 13% sur 4 ans dans la nuit de jeudi à vendredi.

L'entente conclue au Hilton de Québec est d'une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année.

La bonification des indemnités de vacances et celle touchant aux indemnités de départ font également partie de l'entente.

Cette entente survient quelques heures après que les travailleurs de l’hôtel Delta et la direction soient arrivés à une nouvelle entente de travail similaire.

Pour Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération, cette nouvelle entente de principe est un pas dans la bonne direction pour les autres établissements en grève à Québec.

«Ils [les employeurs] ne peuvent plus nier le fait que nos demandes ne sont pas exagérées, particulièrement en cette période record d'achalandage. La voie des règlements est simple : les employeurs doivent déposer des offres similaires à la table de négociation pour que nous arrivions à nous entendre.»

Une rencontre entre les employés du Hilton doit avoir lieu dans un avenir rapproché pour se prononcer sur cette entente.

Mercredi dernier, une centaine d’employés de l’hôtel avait manifesté durant une journée dans l’espoir de se faire entendre par l’employeur.

Le Classique toujours en grève illimitée

Les travailleurs syndiqués de l’Hôtel Classique, situé sur le boulevard Laurier, ont déclenché un peu plus tôt cette semaine une grève générale illimitée. Le syndicat était alors monté aux barricades pour dénoncer l’utilisation de ce qu’il considère comme des «briseurs de grève».

«La directrice générale a rencontré une dizaine de membres du syndicat pour leur annoncer que leurs tâches étaient désormais confiées à un sous-traitant. Or, il apparaît que le sous-contractant a été fondé le 19 septembre dernier et que cette manœuvre ne vise qu’à contourner la loi anti-briseurs de grève», a avait alors dénoncé Michel Valiquette.

Le syndicat s’est tourné vers la Commission des relations de travail (CRT) pour tenter de faire la lumière sur cette histoire.

D’autres négociations ont lieu

Ann Gingras, présidente du conseil central de Québec– Chaudière-Appalaches–CSN (CCQCA), confirme que les négociations vont bon train pour ce qui est de l’hôtel Pur, le Clarendon et le Manoir du Lac Delage, d’autres établissements hôteliers sans contrat de travail.

Les employés de l’hôtel Clarendon et le Manoir du Lac Delage n’ont toutefois pas voté de mandat de grève. Le syndicat de l’hôtel Pur s’est vu confier un mandat de grève de cinq jours de grève.