/misc
Navigation

Je suis offensée!

Je suis offensée!
Capture d'écran Disney

Coup d'oeil sur cet article

Avez-vous entendu la dernière ?

La compagnie Disney a dû retirer de la vente un costume d’Halloween de demi-dieu Maui, créé pour la promotion de son dessin animé Vaiana, la légende du bout du monde.

Ce costume de personnage tatoué, avec une jupette à plumes et un collier en os, est considéré comme du «brownface» (quand des Blancs se maquillent le visage en brun).

En 2016, peu importe ce que tu fais, il y a quelqu’un quelque part qui va lever la main et crier «Je suis offensé!»

LE SUSHI, LES PLUMES ET LES VAGINS

En Nouvelle-Zélande, cette histoire de costume d’Halloween a été dénoncée par le parti politique maori et la commission de défense des droits de l’homme, rien de moins!

Mais heureusement, il y a une voix de la raison qui s’est fait entendre dans toute cette controverse. La journaliste néo-zélandaise, Madeleine Chapman, qui est elle-même d’origine autochtone (samoane) a écrit: «Ça fait des années que je vois des Spiderman­­ samoans et des Batman­­ à la peau brune à des fêtes d’anniversaire de petits enfants­­, ne serait-ce pas formidable de voir des enfants blancs admiratifs qui veulent ressembler au héros polynésien de ce film?»

En voilà une qui a tout compris.

MAUDIT RACISTE

Cette histoire de rectitude politique n’est pas un cas isolé.

La semaine dernière, le designer de mode Marc Jacobs s’est fait traiter de «maudit raciste» parce qu’il a fait défiler ses mannequins avec de fausses dreadlocks sur la tête. Ces grappes de cheveux emmêlés font partie de la culture noire et quand des Blancs en portent, c’est considéré de l’«appropriation culturelle». (Je me demande, par contre, si ça s’applique aussi à Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes...)

En juillet, Lena Dunham a affirmé que manger du sushi, c’était de l’appropriation culturelle, parce que des non-Asiatiques déforment une tradition millénaire japonaise (eh misère, j’espère qu’elle ne mange jamais de spaghetti...).

La pièce Les monologues du vagin va être présentée de nouveau à Montréal, à partir du 24 octobre.

Mais saviez-vous qu’en janvier 2015, aux États-Unis, un collège de filles a annulé la production des Monologues du vagin parce que ce n’était pas assez inclusif: c’était offensant pour les femmes... qui n’ont pas de vagin! (Pensez ici «femmes transgenres»).

Et en mars 2016, un autre collège américain a annulé la production des Monologues parce qu’on y parlait trop des vagins de femmes blanches et pas assez des autres.

À Montréal, à la rentrée scolaire, une mère a alerté les médias parce que sa nièce a dû porter une petite coiffe indienne, un bout de carton avec une plume, pour identifier les élèves de sa classe. Alerté par ce drame national, Ghislain Picard, de l’Assemblée des premières nations, a publié un communiqué pour dire qu’il y avait «urgence d’agir».

BYE BYE 2016 : BONNE CHANCE

La seule chose que je souhaite aux scripteurs du Bye Bye, c’est qu’il n’y ait pas, d’ici décembre, de scandale impliquant un restaurant de sushi­­ dont la propriétaire est une transgenre portant des dreads et des tatouages polynésiens.

Il y a quelqu’un, quelque part, qui va être... offensé!