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Zaitsev, le projet des Leafs

Il est le défenseur le plus utilisé au sein de l’équipe russe, à la Coupe du monde

Nikita Zaitsev (22)
Photo AFP Nikita Zaitsev (22)

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TORONTO | Le sauveur attendu des Maple Leafs n’a que 19 ans, il portait le numéro 34 pour l’équipe de l’Amérique du Nord et il est originaire de l’Arizona. Si Auston Matthews attire les regards, le Russe Nikita Zaitsev reste dans l’ombre.

Zaitsev n’aura pas l’impact d’un Matthews, le premier de classe du dernier repêchage. Mais à la Coupe du monde, le défenseur de 24 ans se fait tranquillement un nom. Et d’ici à quelques semaines, il deviendra un élément important du casse-tête des Leafs à la ligne bleue.

Même s’il n’a pas encore joué un match dans la LNH, Zaitsev a grandement gagné la confiance de son entraîneur en chef, Oleg Znarok. Après les trois premiers matchs de la Russie, le jeune défenseur mène les siens avec un temps de jeu moyen de 20 min 55 s.

Malgré le fait que les Russes n’ont pas la meilleure brigade de défenseurs à ce tournoi, il passe quand même plus de temps sur la surface glacée que les Andreï Markov, Dmitry Orlov, Dmitry Kulikov et Alexeï Emelin.

«Je veux toujours jouer le plus possible, a répondu Zaitsev dans un très bon anglais. J’aime ça passer beaucoup de temps sur la glace. Je me sens plus dans l’action.»

Une bonne prise

Jamais repêché, Zaitsev a signé un contrat d’un an d’une valeur de 925 000 $, le 2 mai dernier, avec les Maple Leafs. Après trois saisons avec le CSKA de Moscou, l’arrière droitier de 6 pi 2 po et 196 lb a fait une croix sur la KHL.

«C’était mon rêve de venir dans la LNH», a-t-il répondu.

«J’ai décidé de venir à Toronto pour plusieurs raisons, a-t-il poursuivi. Ils sont en reconstruction, ils veulent miser sur des jeunes, c’est une belle ville, une bonne ville de hockey et ils ont de bons entraîneurs. J’aime aussi les gens au sein de l’organisation. Ils ont été bons pour moi, je me suis senti désiré.»

Le Moscovite a bon espoir de porter l’uniforme des Maple Leafs dès le premier jour de la saison.

«Oui, je suis sûr de gagner un poste avec les Leafs. Si j’ai choisi de venir en Amérique du Nord, c’est parce que je crois en mes chances.»

Une belle expérience

Par une pure coïncidence, Zaitsev aura eu la chance de se familiariser avec sa nouvelle ville et son nouvel amphithéâtre en portant les couleurs de la Russie à la Coupe du monde.

«Pour moi, c’est spécial de jouer à la Coupe du monde, a-t-il souligné. C’est ça qui est le plus magique. Oui, je me retrouve à Toronto, mais je serais aussi heureux si c’était dans une autre ville. Le plus important, c’était de représenter mon pays.»

Dans le vestiaire de l’équipe russe, le doué défenseur n’hésite pas à écouter les conseils d’un futur rival dans la LNH.

«Je peux apprendre de tous les vétérans au sein de notre équipe, a-t-il affirmé. Markov a joué 16 ans dans la LNH, il a un parcours inspirant. Il est aussi très bon en supériorité numérique, il a une bonne vision du jeu. Et il a encore la passion du hockey. Je suis chanceux de le côtoyer.»

D’ici à quelques semaines, Zaitsev découvrira la rivalité entre les Leafs et le Canadien. Et il jouera contre son ancien coéquipier avec le CSKA de Moscou, Alexander Radulov.

«Oui, ce sera étrange de jouer contre lui. Il est l’un de mes bons amis, j’ai appris à bien le connaître au cours des dernières années à Moscou. J’ai énormément de respect pour lui, c’est tout un joueur de hockey.»