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Le troisième lien prioritaire, selon un premier sondage

Pont Pierre-Laporte, Pont de Québec
Photo d'archives, Le Journal de Québec

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Près des deux tiers de la population préfèrent le projet de troisième lien Québec-Lévis à celui du Service rapide par bus (SRB) pour réduire la congestion routière, selon un sondage réalisé par la firme SOM pour le compte du FM93.

Réalisé la semaine dernière, auprès de 1133 résidents de la rive-nord (800 personnes) et de la rive-sud (333 personnes), le coup de sonde révèle un fort appui des citoyens à un troisième lien routier.

Questionnés sur le moyen le plus approprié pour s’attaquer aux problèmes de circulation dans la grande région de Québec, seulement 30 % des répondants ont choisi le SRB contre 64 % pour le troisième lien.

Le pourcentage d’appui au troisième lien grimpe à 76 % lorsque les répondants sont interrogés sur la «pertinence» d’un tel projet (45 % le jugent très pertinent alors que 31 % le jugent assez pertinent).

«À partir du moment où on a plus que deux tiers d’adhésion à un projet, on peut comprendre que ça attire et qu’il a une popularité très forte», a déclaré en studio le coprésident de la firme SOM, Éric Lacroix, dans l’émission matinale de Sylvain Bouchard, lundi.

«Chez les auditeurs de Radio-Canada, 65 % sont en appui et ça monte à 85 % chez les auditeurs du FM93», a renchéri M. Lacroix.

Un tunnel, une bonne idée, mais...

Malgré les coûts élevés d’un tunnel Québec-Lévis, 24 % des répondants estiment néanmoins que c’est une «bonne idée» d’aller de l’avant avec un tel projet. Plus de la moitié des répondants (56 %) aiment l’idée d’un tunnel, mais jugent que c’est tout simplement trop cher et qu’on ne peut se payer une telle infrastructure.

«Le message que la population envoie, c’est qu’on y croit au troisième lien. Travaillez sur le troisième lien. Vous ne pouvez pas balayer ça du revers de la main», a lancé l’animateur Sylvain Bouchard en ondes, à l’intention des politiciens, rappelant que le tunnel n’est pas la seule option pour relier les deux rives.

Les politiciens priorisent le SRB

Les villes de Québec et Lévis avaient annoncé, en mars 2015, qu’elles misaient d’abord et avant tout sur un projet de Service rapide par bus (SRB), évalué à 1,1 milliard $. Elles veulent convaincre les gouvernements de financer 100 % de la facture.

Construit en deux phases, le SRB doit relier dans un premier temps le secteur Desjardins à Lévis au secteur D’Estimauville à Québec, sur une distance de 30,9 km, en passant notamment par le boulevard Charest. La deuxième phase (un tracé nord-sud de 6,9 km), doit permettre de relier la 41e rue au centre-ville de Québec. La mise en service complète est prévue d’ici 2025.

Le maire Régis Labeaume, qui ne s’est jamais montré chaud à l’idée d’un troisième lien Québec-Lévis, a déclaré récemment qu’il appuyait l’idée d’un troisième lien, mais qu’il ne croyait tout simplement pas au scénario d’un tunnel entre les deux rives, un projet trop coûteux évalué à 4 milliards $.

Appelée à commenter le résultat de ce coup de sonde, la conseillère de l’opposition Anne Guérette a dit «encourager le gouvernement à étudier l’ensemble des scénarios» et a appelé l’administration Labeaume à «mettre en branle le plan de mobilité durable» et à arrêter de «faire la girouette dans ce dossier-là».

Mme Guérette n’a pas voulu dire clairement si sa préférence allait davantage au SRB ou au troisième lien. Elle a tout juste appelé à «accélérer les investissements en transport en commun» et à «arrêter d’alimenter le conflit sur des éléments ponctuels».

- Avec la collaboration de Taïeb Moalla