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Déplafonnement des appareils de loterie vidéo: le maire de Saint-Jérôme interpelle le gouvernement

Bloc loterie vidéo
Photo d'archives

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QUÉBEC – Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, a interpellé le gouvernement Couillard mercredi afin qu’il renonce à son projet d’abolir la limite d’appareils de loterie vidéo (ALV) par établissement licencié.

Selon M. Maher, le déplafonnement du nombre d’ALV «induirait de graves problématiques» liées au jeu. Il s’inquiète particulièrement des impacts que cette mesure pourrait avoir sur les personnes à faible revenu.

«Qu’on se le dise: les ALV sont situés dans des endroits plus pauvres, où l’on retrouve des personnes qui rêvent d’améliorer leur situation de manière instantanée; ces personnes sont extrêmement vulnérables», a déclaré le maire par communiqué.

L’adoption du projet de loi 74 par l’Assemblée nationale a ouvert la porte à un déplafonnement de la limite de cinq appareils de loterie vidéo par permis d’alcool. Le gouvernement entend maintenir l’offre de jeu à 12 000 ALV pour l’ensemble du territoire québécois. Les machines les moins performantes pourront toutefois être déménagées vers celles qui rapportent davantage à Loto-Québec.

Le maire de Saint-Jérôme a fait valoir que l’abolition de la limite de cinq ALV par établissement licencié risquait d’augmenter le ratio d’appareils par tranche de 1000 habitants. Stéphane Maher a rappelé qu’une enquête effectuée par «La Presse» avait démontré que Loto-Québec ne respecte pas sa propre limite de deux ALV par 1000 habitants.

Il a fait observer que le nombre d’appareils sur le territoire de la Ville de Saint-Jérôme dépassait déjà cette limite (2,03 ALV par 1000 habitants). Ce ratio serait beaucoup plus important dans le secteur Saint-Jérôme, où on retrouve selon lui les deux tiers des appareils, alors que le revenu médian y est «de loin inférieur» à la moyenne.

«J'encourage le ministre des Finances, Carlos Leitao (responsable de Loto-Québec) à réviser à la baisse l'offre d'ALV [...] Il s'agit là d'une position raisonnable, sécuritaire et éthique à une problématique socialement très dommageable», a soutenu Stéphane Maher.