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Un spectacle près de la perfection

Night Circus réinvente littéralement le cirque contemporain

Les jeunes artistes osent une nouvelle approche pour chacun des numéros de Night Circus.
Photo Courtoisie TOHU Les jeunes artistes osent une nouvelle approche pour chacun des numéros de Night Circus.

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La Tohu a servi d’écrin, Mercredi soir, à la première Nord-américaine du magnifique spectacle Night Circus, de la compagnie hongroise Recirquel. Dans une ambiance de cabaret berlinois des années 40, le metteur en scène Bence Vági réussit à fondre toutes les disciplines circassiennes dans une poésie surannée et élégante.

Dans ce spectacle, la troupe hongroise arrive à réinventer un cirque contemporain qui semblait un peu figé dans son approche. On ne mélange plus seulement la musique, les prouesses athlétiques et une trame narrative.

Les jeunes artistes osent une nouvelle approche pour chacun des numéros, dans lesquels on sent l’influence de la danse contemporaine, de l’art clownesque ou du théâtre, de même que l’importance de la musique et des éclairages.

Le numéro de mât chinois est époustouflant, celui de la roue allemande est intrigant, le solo aux sangles est quasiment irréel, alors qu’on rit beaucoup durant le numéro de fil de fer, qui entremêle le burlesque, la musique et le théâtre.

Ballet chorégraphique

Surtout, on reste totalement interloqué devant l’extraordinaire beauté du numéro de six équilibristes exécutant un ballet chorégraphié au millimètre. La perfection des gestes, la maîtrise de la force, l’harmonie des corps, l’émotion qui se dégage de ce tableau sont impressionnantes.

Les dix acrobates hongrois et le Montréalais d’origine allemande, Sascha Bachmann, qui les accompagne pour l’occasion, arrivent à surprendre avec des numéros modernes et poétiques, tout en poussant constamment plus loin la performance.

On ressort de Night Circus complètement charmé et ensorcelé par tant de beauté et de grâce.


Night Circus de la compagnie Recirquel est présenté à La Tohu, à Montréal, jusqu’au 22 octobre.