/news/currentevents
Navigation

Décès de Marie-Pier Gagné: un procureur de la Couronne étudiera le dossier

Marie-Pier Gagné avait été happée à mort par un automobiliste, le 10 août dernier.
Photo Simon Clark et courtoisie Marie-Pier Gagné avait été happée à mort par un automobiliste, le 10 août dernier.

Coup d'oeil sur cet article

Le dossier d’enquête entourant le décès d’une jeune femme enceinte, morte frappée sur le boulevard Laurier, a atterri sur le bureau d’un procureur de la Couronne qui sera chargé d’étudier le dossier.

«Je confirme. Nous avons reçu le dossier du SPVQ par rapport à l’accident qui a causé la mort de la jeune femme sur le boulevard Laurier», a affirmé le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), René Verret. «Le procureur va prendre le temps de l’analyser et de l’étudier.»

Selon nos informations, il faudra attendre encore un mois avant de savoir si des accusations seront déposées contre le conducteur de 22 ans.

Au moment de l’accident qui a coûté la vie à Marie-Pier Gagné, le 10 août, l’automobiliste revenait d’une consultation médicale pendant laquelle son médecin venait de lui déconseiller de conduire, avait appris Le Journal d’une source, lundi dernier.

Cette information a été corroborée par Le Soleil, mercredi, qui précise que l’individu avait d’ailleurs été impliqué dans trois accidents de la route, qui n’avaient pas provoqué de blessures sérieuses.

«Un jour, tu vas tuer quelqu’un», avait prévenu un proche du conducteur souffrant d’épilepsie, cité dans Le Soleil.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mis deux mois avant d’interroger le jeune homme, jeudi dernier. Selon une source consultée par Le Journal en début de semaine, ces délais s’expliqueraient notamment par les démarches nécessaires pour obtenir et analyser son dossier médical. Cette information a aussi été confirmée, mercredi, par Le Soleil.

Barrette défend le médecin

Le ministre Gaétan Barrette a défendu le médecin qui aurait recommandé à son patient de ne pas conduire, soulignant qu’il n’y avait pas d’autre option que de le laisser partir.

«Le médecin dans le cas qui nous occupe a fait son travail», a affirmé le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, soutenant que, d’après ce qui est rapporté dans les médias, le médecin avait posé un diagnostic et informé le patient de la nécessité de ne pas conduire «parce qu’il pouvait mettre des gens en danger».

Le ministre a mentionné que, selon les informations qui circulent, la personne, «manifestement, n’a pas suivi la recommandation» et «n’a pas fait le bon choix».

En ce qui a trait au délai de trois semaines avant qu’un permis soit retiré après l’avis d’un médecin, le ministre Barrette souligne qu’il s’agit de procédures administratives qui concernent la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ).

«Il y a potentiellement à parier que même si la personne avait une suspension de son permis, elle aurait peut-être conduit pareil», a indiqué le ministre.