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Hélène David ne défend pas la gestion de Denis Brière

Hélène David ne défend pas la gestion de Denis Brière
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

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Hélène David n’a pas défendu la gestion de crise du recteur de l’Université Laval Denis Brière, qui a passé du temps à Montréal malgré les agressions sexuelles commises sur le campus durant la fin de semaine.

«Je ne suis pas responsable de l’agenda de M. Brière», a lancé la ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David lors d’une mêlée de presse mercredi à la sortie du caucus libéral.

Mme David a noté que M. Brière était à Montréal le vendredi 14 octobre pour une rencontre des recteurs concernant les initiations et l’abus d’alcool dans les universités. Les agressions sont survenues durant la nuit du 15 octobre. Ce dernier a brisé le silence mardi lors d’une conférence de presse tendue. Questionné sur sa présence sur le campus, il a répondu qu’il avait été «à Montréal pendant au moins un jour».

Hélène David a tout de même soutenu que «l’Université Laval prend la situation très au sérieux» et a vanté sa propre «implication et son travail de terrain». Elle a aussi salué le travail du «vice-recteur exécutif, qui est très actif».

Le recteur Denis Brière a justifié son silence en affirmant qu’il ne s’est pas exprimé pour ne pas nuire à l’enquête en cours. Cet argument est toutefois rejeté par la ministre de la Condition féminine Lise Thériault, qui croit qu’il est tout à fait possible de faire savoir son empathie aux victimes d’agressions sexuelles sans pour autant causer du tort aux policiers.

«Ces jeunes femmes ont besoin de notre support, c’est important d’aller les rencontrer», a lancé Mme Thériault. Cette dernière a elle aussi mis plusieurs jours avant de commenter publiquement les agressions de l’Université Laval. «Je n’étais pas là. Hier j’étais à Bromont dans une autre activité. Hélène David était présente. Il faut regarder quel ministre est interpellé au-delà de la ministre de la Condition féminine. On travaille en équipe», s’est-elle justifiée.

Mme Thériault estime ne pas savoir si les étudiantes ont reçu les services appropriés. «Je n’ai aucune idée de ce qui a été fait à l’Université. Je crois qu’Hélène David a rencontré des étudiants», a-t-elle noté.

Manon Massé déplore l'absence de cours d'éducation sexuelle

De son côté, la députée solidaire Manon Massé croit que les agressions sexuelles survenues à l’Université Laval sont le reflet de l’absence de cours d’éducation sexuelle. «Il a été arrêté par le gouvernement du Parti québécois au début des années 2000. Et depuis ce temps, nos enfants apprennent les relations entre sexes et entre personnes par l’internet, par la pornographie», a-t-elle déploré.

«Ça me fait capoter. On ne prend pas le problème en amont. Ce que je souhaite le plus au monde, c’est qu’il n’y ait plus de ce type de relation d’abus entre les hommes et les femmes», a-t-elle lancé.