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Le taux directeur reste à 0,5 %

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OTTAWA – La Banque du Canada revoit une fois de plus à la baisse ses prévisions de croissance économique pour le Canada et maintient, comme anticipé, son taux directeur à 0,5 %, a-t-elle annoncé mercredi dans son plus récent Rapport sur la politique monétaire (RPM).

La Banque s’attend maintenant à ce que le PIB réel du pays progresse de 1,1 % en 2016, par rapport à une prévision de 1,3 % en juillet dernier, et 1,7 % en avril.

Cette projection à la baisse est due «en grande partie» au ralentissement des marchés de la revente de logements et à la faible croissance des exportations, indiquent les économistes du gouvernement fédéral.

Les nouvelles mesures du gouvernement Trudeau pour stabiliser le marché immobilier risquent de freiner encore davantage les investissements résidentiels, prévient la Banque.

Selon les plus récentes données, le PIB devrait croître de 2 % en 2017 et en 2018.

«Cette projection implique que l’économie retournera à son plein potentiel vers le milieu de 2018, soit nettement plus tard que la Banque l’avait anticipé», écrivent les fonctionnaires.

L’inflation, quant à elle, devrait osciller autour de 2 % au début de l’année 2017.

Malgré la vigueur des dépenses des ménages et des investissements du fédéral, notamment dans les infrastructures, l’économie canadienne s’est contractée de 1,6 % au deuxième trimestre de 2016.

La diminution «marquée et généralisée des exportations de biens» et les feux de forêt en Alberta ont en outre «contrebalancé» ces indicateurs positifs.

L’économie canadienne devrait toutefois terminer l’année en force, propulsée par le retour à la pleine exploitation des sables bitumineux et de l’activité de reconstruction en Alberta.

Les dépenses d’infrastructures du gouvernement Trudeau et l’Allocation canadienne pour enfants devraient aussi stimuler l’économie du pays.

Or, les effets positifs de ces investissements risquent d’être freinés, «à court terme», par des mesures visant le marché immobilier qui rend plus difficile l’accès à la propriété.

Le secteur des biens étant au point mort, celui des services a pris la relève, et est maintenant «le moteur» de la croissance économique canadienne, soulève la Banque.

Au chapitre des exportations, le secteur des services est désormais «pratiquement égal» à celui des pièces et des véhicules et il dépasse maintenant celui des produits énergétiques.

Depuis 2014, quelque 250 000 emplois ont été créés dans les services, tandis que 70 000 postes ont été perdus dans le secteur de la production de biens, insiste la Banque du Canada.