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Médecins au privé après leur formation: la péquiste Diane Lamarre interpelle le ministre Barrette

PQ
Photo Simon Clark

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La députée péquiste de Taillon, Diane Lamarre, est d’avis que les médecins nouvellement diplômés devraient être tenus de travailler au moins trois ans dans le réseau public.

«Former un médecin de famille, ça coûte près de 300 000 $ aux contribuables du Québec. Est-ce que le ministre de la Santé trouve acceptable que des médecins tout récemment diplômés tournent le dos au public alors que c’est ce même public qui a subventionné leurs études?» a formulé, mercredi, la députée, à l’Assemblée nationale.

Mme Lamarre réagissait aux informations rapportées mardi par Le Journal de Québec au sujet d’un médecin de famille fraîchement diplômé, le Dr Frédéric Chano, qui a choisi d’exercer au privé. Le Dr Chano justifiait sa décision de joindre les Cliniques Lacroix, à Montréal, à la suite des nouvelles règles imposées aux nouveaux médecins.

Phénomème « marginal »

«Il est clair qu’il est décevant de constater qu’un jeune finissant choisisse de s’en aller au privé. Ceci dit, l’objectif de notre réseau universitaire est de former des médecins qui offrent des services à la population. Ce médecin va rester au Québec», a répliqué le ministre Barrette.

Des règles permettent au gouvernement d’intervenir s’il advenait qu’un trop grand nombre de médecins optent pour le privé, a-t-il spécifié. «Aujourd’hui, cette proportion-là est extrêmement marginale», a ajouté M. Barrette.

Au Québec, à la mi-septembre, 268 omnipraticiens pratiquaient au privé, alors qu’environ 9137 exercent dans le régime public. Depuis le début de 2015, près de 82 médecins de famille ont délaissé le réseau public.

Superinfirmières

Mme Lamarre a argué que les superinfirmières doivent travailler au moins trois ans dans le réseau public après l’obtention de leur diplôme, sans quoi on peut les obliger à rembourser leur formation. Selon le ministre Barrette, un soutien financier à la formation est assujetti à cette obligation.

«Dans le cas d’un étudiant en médecine, comme d’une autre infirmière qui n’a pas de bourse, il n’y a pas ce type d’obligation», a-t-il répondu.