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Gestion de crise à l'Université Laval: renouvellement du contrat à 300 $ l’heure

Les dirigeants de l'Université Laval ont été vivement critiqués au cours des derniers jours concernant la gestion de la crise entourant les agressions survenues sur son campus.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE Les dirigeants de l'Université Laval ont été vivement critiqués au cours des derniers jours concernant la gestion de la crise entourant les agressions survenues sur son campus.

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L’Université Laval a conclu récemment un nouveau contrat avec le cabinet de relations publiques National, alors que ses dirigeants ont été vivement critiqués au cours des derniers jours concernant la gestion de la crise entourant les agressions survenues sur son campus.

L’an dernier, Le Journal rapportait que l’Université Laval accorde depuis plusieurs années des contrats à cette firme afin de conseiller le recteur Denis Brière pour «toutes questions à impact médiatique». Le contrat signé l’an dernier, dont nous avions obtenu copie, prévoyait un tarif de 300 $ l’heure jusqu’à un maximum de 99 600 $ par année.

Cette entente avait été vivement critiquée par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale et par des syndicats d’employés de l’Université Laval, qui avaient souligné que des conseillers en relation avec les médias sont embauchés à l’interne pour faire le même travail.

Nouveau contrat

Or le 3 octobre, l’administration universitaire a conclu un autre contrat de gré à gré avec la firme National, cette fois pour un maximum de 98 100 $.

À l’Université Laval, on indique toutefois ne pas avoir eu recours au service de cette firme pour gérer la crise survenue au cours des derniers jours. «En aucun cas cette firme n’a été impliquée d’une quelconque façon dans la gestion interne et publique des événements des derniers jours», a indiqué sa porte-parole, Andrée-Anne Stewart.

Au cours des derniers jours, le recteur Denis Brière s’est toutefois attiré des critiques venues de toute part puisqu’il a attendu 72 heures avant de prendre la parole après que des agressions à caractère sexuelles soient survenues dans un pavillon des résidences étudiantes, dans la nuit de vendredi à samedi.