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Allégations d'agression visant un député: témoignage troublant d'une amie de la plaignante

Rosalie Genest
Rosalie Genest

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Une amie de la plaignante qui a dit avoir été agressée sexuellement par un député a livré un témoignage troublant sur les ondes d’Énergie 98,9, portant sur l’événement qui serait survenu en 2014.

«Alice m’a tout raconté en détail. Je sais tout de l’agression, à quel endroit ça s’est passé et qui est l’agresseur», a confié Rosalie Genest à l’animateur Jérôme Landry, jeudi.

Alice aurait été agressée sexuellement en 2014, à la suite de sa rencontre avec le député au restaurant où elle travaillait, à Québec.

La plaignante Alice Paquet.
Capture d'écran vidéo TVA
La plaignante Alice Paquet.

«C’était un client habituel et son patron lui avait dit de lui faire attention et de lui donner un bon service, a relaté Rosalie. Il lui a aussi dit qu’il était un croqueur de femmes.»

«Le député a invité Alice à prendre un verre pour jaser politique. Je crois qu’il l’a ensuite invitée dans sa chambre d’hôtel et c’est là que ça s’est passé (l’agression)», poursuit l’amie de la présumée victime, préférant se taire sur les détails de l’agression.

Elle a néanmoins qualifié l’attaque de «violente». «Ç’a été violent. Elle a été blessée, a précisé la jeune femme. Elle a eu besoin de points de suture.»

La présumée victime se serait rendue à l'hôpital le lendemain des faits allégués pour y faire soigner des blessures.

Elle n’a toutefois pas porté plainte immédiatement. Elle l’a fait un an plus tard, à la suite des recommandations de son amoureux.

«Elle s’est sentie écoutée par les policiers, mais ils l’ont fortement déconseillée de porter plainte, en lui demandant si elle était certaine qu’il s’agissait d’un viol», a expliqué Rosalie.

Elle n’a pas été en mesure de préciser si son amie a conservé des preuves de son agression, mais la procédure à suivre à la suite d’une agression sexuelle a été respectée.

«Le médecin est là pour dire que c’est vrai ce qui s’est passé. Tout est indiqué dans un rapport, c’est une trousse médico-légale», a assuré Rosalie.

Outre l’agression de son amie, Rosalie s’est dite dépassée par le fait que le présumé agresseur aurait continué de contacter Alice, après les événements allégués.

«L’agression était vraiment forcée, a-t-elle réitéré. Alice n’était pas du tout consentante. Après, il la textait comme si de rien n’était, comme si elle avait été consentante de tout ce qui s’est passé.»

Bien que son amie se sente soutenue et bien entourée, elle est très émotive et était en larmes, mercredi soir, après sa déclaration.

 Rosalie estime que le député «devrait être démis de ses fonctions et «suspendu» le temps de l’enquête.

Vous pouvez écouter l'entrevue accordée par Rosalie Genest à Énergie en cliquant ici.