/news/politics
Navigation

Sklavounos doit quitter son siège de député, dit Alice Paquet

Sklavounos doit quitter son siège de député, dit Alice Paquet
Capture d'écran - TVA Nouvelles

Coup d'oeil sur cet article

Alice Paquet, cette jeune femme de 21 ans qui allègue avoir été agressée sexuellement deux fois par le député Gerry Sklavounos en 2014, souhaite qu’il «paye pour ses actes» et demande sa démission.

«Je trouve ça aberrant qu’un homme, qui a déjà reçu des avertissements pour ce qui est du harcèlement sexuel, reste et siège comme indépendant [...] Il continue de prendre des décisions, c’est horrible», a-t-elle lancé lors d’un point de presse diffusé en direct à la télévision vendredi.

Elle recule

Bien qu’elle ne regrette aucunement avoir dénoncé publiquement son agresseur Alice Paquet a choisi de reculer sur certains détails livrés lors de son témoignage au Journal publié vendredi.

À la suite d’une discussion avec ses avocats, elle dit maintenant ne pas avoir eu de points de suture, même si elle l’a affirmé à plusieurs reprises lors de deux entretiens avec Le Journal.

«C’est moi qui recule. J’en prends l’entière responsabilité. Moi, je prends ça sur mes épaules d’avoir reculé. Je l’assume totalement», a-t-elle confirmé au Journal en pleine connaissance de cause.

Elle a ensuite réitéré son changement de position sur sa page Facebook. «Je n'ai plus envie d'en parler, c'est mon choix», a-t-elle écrit.

Elle désavoue son amie

De plus, lors d’un entretien téléphonique, Alice a désavoué son amie Rosalie Genest, aux côtés de qui elle a pris la parole pour la première fois publiquement mercredi à l’Université Laval pour dénoncer son agresseur allégué, en affirmant maintenant qu’elle n’avait pas son consentement pour parler de son agression dans les différents médias jeudi.

Cette dernière a accordé plusieurs entrevues sur diverses tribunes tout au long de la journée pour raconter l’histoire d’Alice. De plus, lors d’un entretien avec Le Journal la même journée, Alice était accompagnée de Rosalie qui gérait plusieurs demandes médiatiques pendant son témoignage.

«C’était sans mon consentement. Jamais de la vie que je n’aurais accepté qu’elle aille aussi loin surtout que ça vienne de sa bouche et non de la mienne. Elle est allée trop loin», affirme-t-elle maintenant.

Pour sa part, Rosalie dit être certaine d’avoir agi avec sa bénédiction et assure n’avoir jamais voulu lui nuire.

Le Louis-Hébert condamne les actes allégués

Dans la foulée des allégations d’Alice Paquet, la direction du Louis Hébert, l’endroit où les agressions auraient eu lieu, a tenu à condamner «avec vigueur» toute forme de violence sexuelle envers les femmes.

«Les actes allégués sont profondément bouleversants et jamais notre établissement ne cautionnera pareils agissements. D’ailleurs, nous ne tolérerons d’aucun client un manque de respect, de droiture ou de civisme envers nos employés, aussi important ou influent soit-il», a déclaré l’établissement bien connu de la Grande Allée par voie de communiqué.

La direction du restaurant a aussi tenu à affirmer qu’elle ne «tolérera d’aucun client un manque de respect, de droiture ou de civisme» envers ses employés.

«La nouvelle d’hier nous a profondément choqués. Ce genre d’événement n’a ni sa place dans un restaurant, un hôtel ou la société québécoise. Notre industrie doit s’unir pour dénoncer et lutter contre des actes aussi inadmissibles.