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Pauvre Alice...

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La police de Québec n’a rien à se reprocher dans la sordide affaire Sklavounos.

Alice Paquet n’a pas dit la vérité en déclarant, à l’Université Laval, mercredi soir dernier, que sa plainte d’agression sexuelle n’avait «pas abouti» parce que la police l’avait voulu ainsi.

On l’a incitée au silence, oui, mais la police n’a rien à y voir. Ce sont les proches d’Alice qui ne voulaient pas qu’elle aille plus loin. Sans doute appréhendaient-ils le sort qui attendait la jeune femme.

Les dangers de la place publique

De nos jours, il est dangereux de s’aventurer sur la place publique; il vaut mieux être bien préparé, avoir de bons nerfs et l’esprit clair.

Ce n’était pas le cas d’Alice Paquet. Elle a multiplié les entrevues en variant les détails de ses rencontres avec le député Sklavounos.

Tout le monde avait cru d’emblée la jeune Alice. Certains la croient toujours, d’autres moins, plusieurs ne la croient plus vraiment.

Cette affaire risque de finir mal pour elle. Ils seront déçus, celles et ceux qui espéraient voir rouler vite la tête du député Sklavounos. La guillotine, c’est bon pour Twitter.

Devant les tribunaux

Même si on en apprend tous les jours sur le fameux Gerry, l’hypothèse de l’agression sexuelle ne sera pas facile à soutenir devant les tribunaux. Surtout si la victime continue à en parler différemment à qui veut l’entendre.

Sans oui, c’est non! Tout le monde est d’accord. Mais sans non, c’est quoi? Peut-être? Si une agression sexuelle n’implique plus forcément un contact physique, qu’en est-il de la notion de consentement? Nos juges ont de quoi justifier leur salaire...

En attendant, rien n’empêchera Gerry Sklavounos de conserver son siège à l’Assemblée nationale. Sauf la pression populaire.

Accusé de fraude, Tony Tomassi s’était transformé en fantôme durant deux ans avant de démissionner. L’Assemblée nationale n’avait eu d’autre choix que de le payer quand même...